Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 20:31

 

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Hier soir en fermant les volets j'ai eu une bonne surprise : il faisait nuit noire !

 

« Oui et alors ? »me direz-vous peut-être, « c'est normal à minuit ».

Eh bien là où j'habite, à Guérande, dans un lotissement, la normalité veut que les rues de la ville soient éclairées jusqu'à pas d'heures.

Et je trouve ça dommage, le mot est faible, ça m'agace fort  serait plus juste.

 

A l'heure où l'on nous demande sans cesse de  faire des efforts  pour économiser l'énergie, ces nombreux réverbères allumés en sont l'exemple inverse. « Faites ce que je dis, pas ce que je fais », ça vous dit quelque chose ?

 

Si encore il y en avait un ou deux par ci par là, mais non, il y en a un tous les 20 à 30 mètres (à vue d'œil)

Loin de moi l'idée de pointer un doigt accusateur vers le maire UMP de la ville, quoique ...je pense que l'éclairage de nos villes n'a rien à voir avec la couleur politique de nos élus.

Quand on arrive à Guérande, sur la droite on peut voir l'extension de la zone artisanale, à un rythme impressionnant soit-dit en passant. Ces rues toutes récentes, qui déversent des entreprises non moins récentes ou même absentes pour certains terrains, sont illuminées comme à Noël, ça aussi c'est plus qu'agaçant !

 

Je vous entends déjà me rétorquer que la SSS, Sacro-Sainte-Sécurité, exige que tout soit ainsi rendu visible en pleine nuit : pas de possibilité pour les voleurs de noir vêtus, comme au bon vieux temps du Gentleman cambrioleur, de se glisser subrepticement en longeant les murs, invisibles.

Mais ceci implique-t-il forcément cela ?

Les chiens de garde ou autres alarmes électroniques c'est tout aussi efficace non ?

Je ne crois pas que la dissuasion doive entraîner ce gaspillage, et le tout sécuritaire commence sérieusement à nous exaspérer.

 

Laissons la couleur de la nuit en noir, sous peine de perdre le sens de la tonalité du jour. 

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Par Jacinta Delapuertadelsol - Publié dans : Ecriture consciente
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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 00:34

Je partage ici l'article d'un autre blogueur... lisez et si vous êtes vous aussi choqués, n'hésitez pas à signer et à faire tourner !

 

 

Ca vous dit quelque chose? Non surement. Comme la plupart des gens. Comme beaucoup je n'étais pas au courant non plus. Combien d'ignominies se déroulent partout et ne sont pas rélayées par les grands médias parceque "ça ne fait pas vendre?" ou toutes autres raisons qui n'en sont pas.

J'ai envie de vomir.

Et aprés, on me sort que le monde a un avenir, que les esprits s'ouvrent, que la conscience s'élève. Je peux vous promettre que le prochain humain qui me bave son optimisme quant au devenir merveilleux du monde et de son peuple...

SE PRENDRA MA MAIN DANS SA GUEULE DE PUTAIN DE BISOUNOURS HEUREUX.

 

Cliquez sur les liens ci dessous pour savoir de quoi il en retourne.

 

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INDIGNEZ VOUS et FAITES TOURNER.

Par Jacinta Delapuertadelsol - Publié dans : Ecriture consciente
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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 23:53

    dess-enf.jpg L'école maternelle dure, comme chacun sait, trois ans et c'est bien assez. Arrivés en grande section certains enfants en sont lassés et sont prêts pour l'apprentissage de la lecture, ce niveau est d'ailleurs devenu un pré-cp avec une véritable préparation à la lecture, à l'écriture et aux mathématiques.

 

Alors que dire de ceux qui font quatre ans de maternelle ?

 

La toute première année ils sont noyés dans le groupe des  grands  de trois ans. Ils évoluent dans la classe comme des petits satellites qui s'ajoutent aux groupes formés. Soit ils ont suffisamment de maturité pour faire les activités au côté des plus grands, si ceux-ci ne sont pas déjà en surnombre, soit ils font juste acte de présence et passent leur temps à jouer dans les coins car, ils sont trop jeunes pour se tenir plus de quelques minutes à une activité.

Même parmi les plus éveillés, pour ces touts jeunes enfants la motricité fine (tenue du crayon, de la paire de ciseaux, du pinceau etc...) n'en est encore qu'à ses balbutiements.

 

L'écart est énorme à cet âge. Pour en donner une idée aux parents ou aux collègues du primaire, je prenais la comparaison d'un bébé qui vient de naître avec celui d'un an, puis entre ce dernier et le petit de deux ans... là encore un écart considérable qui ira en s'amenuisant avec les années.

 

« Tu fais crèche maintenant ? » me disait en plaisantant un de mes collègues du primaire quand il me voyait sur la cour avec des bouts de choux hauts comme trois pommes, la tétine à la bouche.

 

Dans une classe les élèves nés en fin d'année sont très souvent classés  immatures , alors que les 11 mois d'écart avec ceux du début d'année font bel et bien la différence ! J'en sais quelque chose : je suis née en décembre et la mention « manque de maturité » m'a collée à la peau... jusqu'à un redoublement en 5ème.

 

Les enfants de deux ans sont trop jeunes pour se sentir à l'aise dans une classe maternelle, dépassés, au sens propre et au figuré, par leurs aînés, bousculés par les plus agressifs, maternés par les autres, qui jouent avec eux à la poupée.

 

Bien souvent je me culpabilisais de ne pas prendre assez de temps pour ces petits et pourtant j'ai toujours eu un faible pour eux, l'instinct maternel ? En effet, on doit, dès la petite section, avancer dans les apprentissages spécifiques : langage, graphisme, dénombrement, tri, chronologie... et on privilégie les élèves de trois ans pour qu'ils acquièrent les bases avant d'aller en moyenne section.

 

Dans une seule école, il y eut une année seulement, une expérience de classe uniquement composée de petits de deux ans. L'institutrice ne prévoyait pas vraiment ses activités à l'avance, elle improvisait en fonction de leurs demandes. C'est ce qu'on doit faire avec de si jeunes enfants, aller à leur rythme, selon leurs envies, les laisser se reposer dans la matinée s'ils en ressentent le besoin, être à l'écoute, proche d'eux.

 

Tout ce qu'on ne peut pas faire dans les classes de trente et plus.


A suivre

Par Jacinta Delapuertadelsol - Publié dans : Mémoire : L'école est finie
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Lundi 6 juin 2011 1 06 /06 /Juin /2011 22:45

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Les coquettes en robe carminée

ont été bien attrapées

sur leur robe de soie

la pluie est tombée

elles en ont été toutes retournées !

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Par Jacinta Delapuertadelsol - Publié dans : Photos en poésie
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Dimanche 5 juin 2011 7 05 /06 /Juin /2011 23:02

 

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blog : www.dessins d'enfants

Je vais faire une pause dans le récit du déroulement de la journée pour parler du problème de l'accueil des deux ans à l'école. Ceux qu'on nomme, selon les écoles, pré-petits, pps, touts-petits, tps, ps1, petite section première année.

 

Si j'ai envie d'en parler c'est que je viens de lire, une fois de plus, quelques phrases écrites à ce sujet par quelqu'un qui n'a jamais mis les pieds dans une classe maternelle ou ne s'y est pas attardé plus que le nécessaire.

 

Combien de fois ai-je rêvé, au sens propre et au figuré, d'enfermer à clef dans ma classe, un de nos ministres successifs, un élu, un inspecteur, un directeur ;) hou-là y' a des oreilles qui vont siffler, une journée entière avec les petits pour ensuite pouvoir discuter en connaissance de cause.

 

L'article qui m'a énervée, alors que je ne suis plus concernée depuis bientôt un an, partait pourtant d'un bon sentiment puisqu'il y était question de la défense du service public, de l'école en particulier. Je cite :

 

« Les seuils d'ouverture et de fermeture de classes ont été habilement modifiés, avec pour conséquence des classes de plus en plus chargées, des Rased incomplets (réseaux d'aide spécialisés aux élèves en difficulté) et de moins en moins d'élèves de deux ans accueillis. »

 

C'est sur ce dernier point que je veux témoigner de ce que j'ai constaté durant les 16 années que j'ai passées en petite section, avec des élèves de deux à quatre ans.

 

Ma pire expérience a été celle d'une année où il y avait 40 élèves inscrits dans ma classe, dont 25 pré-petits de  deux ans ! Vous avez bien lu !

Je ne pouvais pas me plaindre de cette situation. En effet le directeur m'avait imposé cela parce que j'avais refusé, lors de la répartition des effectifs, une classe de 34 élèves, avec trois niveaux, pré-petit, petite et moyenne section. Le tout dans un contexte de soi-disant travail en équipe avec deux collègues autoritaires qui avaient la science infuse : nous aurions eu trois classes semblables de 34... alors que les deux classes de grande section devaient être privilégiées avec 23 élèves chacune seulement ! 

Combien de fois ai-je remarqué que les plus jeunes élèves sont mal considérés, j'ai souvent eu l'impresssion que la classe de petite section faisait office de réservoir pour les classes au-dessus.

 

Bref, une année épouvantable autant pour les petits que pour moi... Que faire avec un tel effectif d'enfants non autonomes ? De la garderie...point-barre (et sans le personnel des crèches, seulement à deux, une atsem et moi-même).

 

J'avais essayé de limiter les dégâts en parlant aux parents la veille de la rentrée, leur expliquant la situation, sans rentrer dans les détails, nous aussi on pratique, hélas, la langue de bois quand on nous le demande ! Ainsi, j'accueillais la moitié des touts-petits les deux premiers jours de la semaine, et le reste les deux autres matinées, (je précise que les deux ans ne viennent pas l'après-midi à l'école). Rien de légal dans tout cela mais où se situe la légalité dans un cas pareil ?

 

Pourquoi inscrire de si jeunes enfants à l'école plutôt qu'en crèche, en nourrice ou encore les garder à la maison ? J' ai vu souvent des mamans en congé parental inscrire leur enfant de deux ans pour avoir du temps libre.

 

Du côté des parents les arguments sont divers et souvent de mauvaise foi :

 

« Il ou elle réclame l'école...(!)

- Ce sera bien pour lui car il s'ennuie à la maison,

- Je ne sais plus quoi en faire à la maison, il est terrible, l'école va le dresser,

- Je travaille, alors vous comprenez, je n'ai pas le choix ! 

- L'école va lui faire du bien, va l'épanouir, lui donner de l'avance etc... »

 

Souvent j'aurais eu envie de répondre du tac au tac mais je devais me retenir et essayer de faire réfléchir ces parents sans les brusquer :

 

«  Il est bien jeune, a-t-il été un peu habitué à la vie collective, l'avez-vous mis de temps en temps à la halte-garderie ? A l'école il va se trouver un peu perdu.

- La crèche ou la nourrice sont des solutions plus adaptées à ce jeune âge, y avez-vous songé ?

- A l'école on apprend effectivement un certain nombre de règles propres à la vie en collectivité mais l'éducation à la maison est de votre ressort (j'avais du mal à dire ça et pourtant !)

- Quand l'enfant arrive trop tôt à l'école il n'apprend pas plus que les autres qui viennent un an après, parfois même au contraire, il se lasse et on le voit en dernière année de maternelle, en grande section. »

 

Ce que je ne pouvais pas dire franchement aux parents de ces deux ans, à l'école on fait du commerce, si si... et quand on n'est pas assez diplomate on risque de perdre des élèves avec pour conséquence une fermeture de classe à la clé, c'est ce qui suit :

 

Un enfant ne réclame jamais l'école, pour la bonne raison qu'il ne peut pas s'imaginer celle-ci telle qu'elle est réellement. Il peut à la rigueur, en voyant l'aîné partir le matin, avec son cartable, vouloir faire  comme lui, tout comme il veut imiter maman quand elle prépare le dîner ou papa quand il bricole, mais c'est juste pour un moment.

Quand il se retrouve dans la classe, entouré de petits comme lui, qui réclament tous un peu d'attention de la part de l'adulte présente, dans un milieu qu'il ne connait pas, sans ses repères, ses rituels, il est bien souvent perdu.

 

Combien de fois ai-je entendu une mère amenant son enfant fiévreux le matin, « Mais il voulait venir ! » prendre ses propres désirs pour ceux de l'enfant.

Et supposons que le petit  réclame réellement l'école doit-on pour cela l'écouter ? Qui doit décider à la maison ?

 

Cela m'amène à parler de l'autre argument parental : « A la maison il est terrible, à l'école vous allez le dresser ! »

L'école ne doit pas se substituer à l'éducation parentale. D'ailleurs le mot « Education nationale » est très mal choisi et énerve les enseignants à qui on demande, et de plus en plus, de tout faire : enseigner, normal, et éduquer.

Bien sûr qu'à l'école il y a des règles, celles de la vie collective, la discipline sans laquelle l'enseignement ne pourrait avoir lieu. Mais quand on me demande des conseils pour qu'un enfant ne fasse plus la comédie pour aller se coucher, qu'il accepte de manger suffisamment, qu'il arrête d'embêter ses frères et sœurs, en résumé qu'il obéisse à papa-maman qui sont débordés....là je dis stop, ce n'est pas mon rôle !

 

Dans la réalité, c'est dur de dire à ces jeunes parents, que c'est à eux de trouver la solution ou de demander des conseils à une association de parents, à un professionnel (psy, pédiatre). J'avais d'ailleurs, pour les parents dont les enfants posaient problème, une ou plusieurs adresses sous la main.

 

Mais je m'éloigne de mon sujet : les deux ans.

A suivre

Par Jacinta Delapuertadelsol - Publié dans : Mémoire : L'école est finie
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