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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 22:43

DSC_0093-copie-1.JPGCet après-midi je suis allée me tremper les pieds sur une plage que j'aime beaucoup à Pen-Bron, en face du Croisic. J'y allais à vrai dire surtout pour soigner mon entorse du pied en faisant prendre à celui-ci un bon bain de mer, d'iode, d'algues.

 

Il y a une plage que j'affectionne particulièrement parce qu' elle est quasi déserte. Le paysage est magnifique, on appelle cette baie, le traict, c'est l'entrée de l'océan vers l'étier qui dessert les marais.

 

Pour se baigner c'est plus difficile car l'étendue d'eau est peu profonde, on peut y nager bien sûr mais on a toujours pied, c'est pourquoi la plupart des gens vont de l'autre côté, sur la grande plage.

 

Bref...

 

J'étais bien, entourée de la flore maritime, les obiones, les salicornes... j'avais même trouvé un coin vraiment tranquille, sur le sable, près de l'eau et entourée de cette verdure marine.

 

« Bonjour »

 

Je me retourne et j'aperçois, en train de me regarder (on dit aussi vulgairement mater) un type libidineux, le ventre en avant, la serviette sur le bras.

Je ne lui ai évidemment pas répondu... et il est reparti d'où il venait, sans chercher ailleurs un endroit où s'installer, se baigner.

 

J'ai tout de suite pensé à ma canne, non loin de moi, une furieuse envie de lui en mettre un bon coup là où le bas blesse, là où bien des hommes feraient mieux de se mettre des glaçons quand l'été revient !

 

Vous me trouvez dure ? Si je vous dis que ce n'est pas la première fois, que dans cet endroit magnifique, j'ai croisé l'un ou l'autre de ces messieurs durs du pénis, vous comprendrez mieux mon agacement.

 

Cet endroit se situe non loin d'une plage de naturistes. Je n'ai rien contre ceux qui choisissent de se mettre nus pour mieux profiter du soleil et de l'océan. Le problème est que cela draine, malheureusement, d'autres sortes de malades, des obsédés sexuels, des exhibitionnistes etc...

 

Peut-être n'y-a-t-il pas danger réel mais c'est désagréable, pour rester poli, pour nous les femmes , de se trouver face à l'un de ces emm......rs !

 

Je compte m'acheter bientôt une lacrymo... à défaut de ma canne anglaise que je devrais très bientôt (je l'espère) laisser chez moi.

 

Voici maintenant le témoignage d'une amie qui vient de se faire agresser ! Ce qui lui est arrivé est beaucoup plus grave que ce que je raconte ici... je vous laisse juger !!!


      ce petit message pour  raconter...

ma colère et mon dégout est si profond..j'ai envie de le crier..pour évacuer!
mes ballades quotidiennes avec ma chienne Véga sont un réel plaisir! j'aime tant les bords de Garonne,des marches avec la nature,ces odeurs,ces chants d'oiseaux,ces fleurs ou arbres qui me charment et que j'aime tant prendre en photo et partager ce havre de paix et de bien être...
mais voilà....parfois ces moments de détente sont un peu gâchés..par des imprévus...
Véga qui s'échappe..et que je cherche,angoissée..par ce petit roquet qui s'élance de loin en aboyant ,vient mordre Véga et repart sous les applaudissements des enfants fiers que leur petit compagnon fut brave de s'attaquer ainsi à une grande chienne (sous le regard condescendant du père..)
mais quotidiennement je recommence,l'appareil photo d'une main,Véga en laisse de l'autre à parcourir mes lieux préférés,rêveuse et toujours aussi émerveillée par cette nature si belle qui s'offre et nous étonne chaque jour par tant de beauté.
Lors de ces ballades,nous croisons souvent les mêmes personnes...un sourire,un bonjour...deux trois mots échangés..des caresses à Véga..ou...pour elle des reniflages de croupe...et des "léchouilles"...
le bonheur est dans le pré...à chaque chemin...à chaque instant..
mais voilà....j'allais prendre une photo,de cette si belle Garonne,quand,surprise,un bruit de gravillon et un homme était tout près de moi..je ne l'avais pas vu ni entendu arriver...
cet homme,j'ai du l'apercevoir une centaine de fois,toujours assis à la même place,près du parking,à l'ombre,un livre à la main,quand je revenais,il n'avait pas bougé..nous avons fini par nous saluer,par un signe de tête puis un geste de main,j'avais fini par comprendre qu'il était sourd et muet.
je lui souris,lui dit bonjour,aucun sourire sur son visage,un regard fixe,perçant,effrayant,d'un geste il montre son oreille,pour me faire comprendre qu'il est sourd et brusquement se jette sur moi,m'enlace,me plaquant contre lui,ses mains empoignant mes fesses,il frotte son bas ventre contre le mien et donne plusieurs coups obscènes de bassin,son pénis contre mon pubis..
la peur,la surpris,me paralyse,puis je réussi à le repousser,à me dégager..à crier..personne aux alentours...ma tendre Véga n'a pas réagi,ni pris peur,ni pris ma défense,impassible...
vulgairement je lui est crié de dégager..inutile de crier après un sourd...il m'a alors fait un geste de la main,pour me faire comprendre qu'il avait de l'argent,un geste à sa poche...et il sort son portefeuille! affolée,effrayée,choquée,je me suis vite éloignée et pris un autre chemin de retour,en contournant l'usine de recyclage des eaux,longeant rapidement la route,pour arriver à la voiture avant lui et repartir très vite...
j'ai appelé le commissariat de police,raconté mon histoire et pris rendez vous pour déposer plainte.La plainte a été prise au sérieux,le CAUVA, et la brigade des mineurs prévenus..
mon signalement correspondait à 19 délinquants sexuels fichés..mais il n'était pas dans la liste..tout va être mis en oeuvre pour l'appréhender et que je puisse formellement l'identifier..
Ils m'ont fortement conseillé de ne pas y retourner seule,(aucune crainte,je suis si choquée..) mais accompagnée,et si nous le voyons,de prévenir aussitôt le cmmissariat
voilà...c'était l'histoire triste de ma dernière ballade..
un fait divers d'actualité...il y a tant d'agressions chaque jour..
je dois partir ce week-end,pour une sortie en groupe,une chasse au trésor à Pons
mais j'ai tant d'idées fixes..je rumine...j'angoisse..je n'ai pas dormi....

j'en parlerai bientôt ouvertement,il faut faire savoir que ça n'arrive pas qu'aux autres et qu'il faut toujours être méfiant et sur ses gardes......

 

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 16:24

4 – L' aménagement de la classe



Bon     Cette fois inutile de se la jouer encore vacancière, il n'y a guère que le réveil qui prend encore ses aises mais il faut bien l' admettre : c'est reparti !



D        Dès le lundi, parfois la semaine précédente, pour certains collègues perfectionnistes, ce n'est pas mon cas sauf lorsque je change d' établissement, je retourne prendre la température de l'école et surtout celle de ma classe.


L          Les premières heures passées à remettre les meubles à leur place, comme on les avait imaginés à la sortie de juin, sont éprouvantes.

   

            Je ne sais pas par quoi commencer et de voir les étagères sous les housses, les jeux empilés à la va comme j't'pousse par l'Atzem * qui les a tous lavés et stockés dans les placards début juillet, ça me donne le bourdon. 


            Une fois passée cette première reprise de contact avec le local et le matériel, les aménagements et rangements minimum, le soir je me sens un peu plus légère et l'enthousiasme de cette réinstallation revient un peu.


            Je me suis souvent fait la réflexion, dans ce moment de l'année, que j'aurais aimé le métier de décoratrice d'intérieur. J'aime beaucoup en effet m'occuper de l' organisation pratique de la classe : arranger au mieux les coins-jeux, les rendre attractifs pour les petits, ranger le matériel sur les étagères, dans les meubles, accessibles ou non, selon qu'on veuille les mettre à disposition des enfants ou au contraire les éloigner de leurs petites mains curieuses. 

           

             J'attaque donc d'abord l'aménagement des coins-jeux, essentiels en maternelle, particulièrement chez les plus jeunes, en petite section, les 2/3/4 ans, dont j'ai la charge depuis une quinzaine d'années.

 

             Chacun sa méthode, j'ai rarement utilisé le plan sur papier, je préfère pousser les meubles, tant pis pour le dos, je vois mieux ce que cela donne en réalité. Une fois les coins répartis autour de la classe (c'est là que j'aimerai souvent pouvoir écarter les murs, grignoter quelques centimètres, l'espace est important nous dit-on à cet âge... ah oui ? Il faut une sacré dose d'imagination pour arriver à caser dans nos mètres carrés non modulables, les coins-jeux, le coin-peinture, le lavabo, les étagères, les tables, les chaises, le tapis de regroupement, afin que la trentaine de petits puissent évoluer sans trop de bousculade dans le bocal !

 

              Me voilà donc promue architecte d'intérieur et c'est parti pour :



  • installer quelques livres, en carton bien épais, dans le coin bibliothèque, ou encore ceux qui ne craignent plus grand chose (apprendre à ne pas déchirer les pages...fait partie du programme de l'année ;)

  • aménager le coin cuisine-poupées avec quelques ustensiles minimum pour commencer, les enfants aiment beaucoup y jouer, leur imagination a besoin de reproduire les gestes vus à la maison et c'est un véritable bain de langage entre eux, j'avoue que pour les poupées, je dois un peu me forcer... je n'ai jamais été une petite fille à poupons, plutôt tendance à grimper dans les arbres et courir partout...

  • s'il y a de la place, poser dans un coin le tapis-voiture en lino, un garage en bois et une petite caisse de véhicules, de bonne taille, on garde les petites voitures de course pour plus tard dans l'année,

  • disposer sur une étagère les encastrements et les premiers puzzles, à 5/6 pièces, juste quelques-uns, surtout pas trop car gare aux mélanges et à l'effondrement par terre... ramasser les pièces à quatre pattes sur le sol et s'amuser à les replacer une à une n'est pas franchement le genre d'activité que je préfère, certains enfants sont de véritables catastrophes ambulantes et si leur apprendre à ranger fait aussi partie du programme, en tout début d' année on doit souvent le faire à leur place, ou du moins les assister,

  • remplir quelques caisses ou bacs de gros jeux de construction pour les futurs chantiers de montage sur le tapis, on passera petit à petit à des pièces de plus en plus fines,

  • disposer dans de jolis pots colorés les crayons de couleur et pastels, pour les feutres on attend plus tard que les petites mains soient habituées à leur utilisation, cela fait partie des touts premiers apprentissages,

  • mettre à disposition de grandes feuilles pour les premiers dessins, les versos des feuilles d'ordinateur vont bientôt manquer aux classes maternelles, elles sont paraît-il en voie de disparition,

  • prévoir un peu de pâte à modeler, une seule couleur au départ sinon gare aux mélanges couleur caca d'oie,

  • préparer trois ou quatre boîtes de plastique contenant de très grosses perles, les boîtes de glace recyclées font l'affaire et des bouchons de bouteilles percés font de beaux colliers aux yeux des petits de cet âge (plus ils sont jeunes, plus il leur faut du gros matériel...)

  • installer le coin peinture, un chevalet, des godets, des feuilles canson, des bidons de couleurs, et une multitude d'accessoires qui interrogent les adultes qui ne sont jamais rentrés dans une classe maternelle (on peint rarement au début avec un pinceau mais on utilise peigne, bouchons de liège, cotons-tiges, éponges, fourchettes, rouleaux, assiettes, couvercles de bocaux, en fait tout ce qui nous tombe sous la main qui peut servir à laisser des traces !

  • éponges,fourchettes, rouleaux, et tout ce qui nous tombe sous la main qui peut servir à laisser des traces !



Toute cette partie de la préparation matérielle de la classe me plait beaucoup, je l'ai fait très souvent seule mais parfois avec l'aide de l'Atzem qui travaille avec moi dans la classe, cela dépend de sa disponibilité, si elle commence quelques jours avant la rentrée, si elle est ou non employée ailleurs dans l'école pour le ménage ces jours-là, si elle met de la volonté à travailler avec nous ou pas.


Lorsqu'on a emménagé dans la nouvelle école, celle que j'ai quittée à la fin de l'année dernière, le principal du collège du même établissement, avait estimé que les Atzem étaient plus utiles au ménage dans le collège que dans nos classes maternelles pour lesquelles pourtant elles étaient employées ! Dans les écoles aussi on dispose du personnel comme des pions sur l' échiquier. On n'a rien pu faire d'autres que de s'incliner et de se débrouiller seules dans nos classes, alors même que le boulot était plus important puisqu'on venait d'emménager dans ces nouveaux locaux qu'il fallait alors installer de A à Z.


Je parlerai plus tard du rôle essentiel des Atzem, de mes rapports avec elles, pas toujours simples selon les personnalités de chacune.

* Atzem : agent de service dans les classes maternelles

 

ps : désolée pour les alignements fantaisistes et autres, j'ai beaucoup de mal à recopier à partir d'open office ! ce ne sont pas les mêmes logiciels ! par la suite, je ferai plus simple, tant pis !





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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 01:01


3 – L'avant-rentrée



Ça y est les vacances s'étirent vers la fin et c'est dès le 15 août que beaucoup d' instits commencent un peu à flipper.

Pour moi les symptômes sont toujours les mêmes :

  • C' est même dès le début du mois d'août souvent, qu' apparaissent les premiers signes : les supermarchés, à peine le si joli rayon estival presque dévalisé, ont la bonne idée, histoire de plomber le moral à tout le monde, d'installer les cartables, classeurs et autres cahiers dans l'entrée, de sorte qu'on est obligé de les voir, de les frôler, de les détester !

  • Un peu plus tard, alors que j'arpente les rayons du super marché... horreur ! un gamin de trois ans à peine se met à hurler, à se rouler par terre, à trépigner, bref vous aurez reconnu la crise du môme en bas-âge qui fait une comédie pour avoir un paquet de bonbons (bien évidemment placé juste à leur hauteur devant les caisses...). Je n'ai alors qu'une envie : fuir au plus vite afin de ne plus entendre ses pleurs car... ça me fait irrémédiablement penser que dans quelques jours je vais devoir affronter les hurlements d'une bonne dizaine de gamins complètement perdus dans un environnement inconnu, sans leurs parents et entouré d'autres petits tout aussi inconsolables.

  • Plus légèrement, à l'esprit me viennent quelques nouvelles idées d'aménagement, pour ma classe, pour l'emploi du temps, pour des activités innovantes. Parfois je les note sur mon classeur tout beau tout neuf. 

« Tiens si j'installais plutôt le coin cuisine dans l'angle du fond à gauche ? » 

« Je vais demander au directeur s'il serait possible de mettre des roues (de voiture) sur la cour afin d'ajouter un peu de matériel, j'espère que les collègues seront d'accord ! »

« Cette année j'abandonne le panier à doudous, pas très hygiénique !, je les mettrai dans un filet accroché au plafond, ce sera marrant et les enfants pourront les voir, ça les rassurera  »

  • J'adore chiner dans les vide-greniers et il y en a pléthore par ici en été ! Outre les petits plaisirs personnels, j'y déniche à chaque fois la peluche, les petits livres, Mimi-cracra, Petit ours brun, Victor le castor, Mille et une histoires etc...des puzzles, lotos ou autres jeux éducatifs, pour compléter le stock de la classe. Il en faut beaucoup pour intéresser sur une année la trentaine de petits élèves toujours avides de nouveauté (ça marche aussi très bien de retirer pour un moment un jeu qui a du succès, pour le ressortir quelques semaines plus tard, comme si c'était une nouveauté)



         Vous n'imaginez pas ce qui peut trotter dans l'esprit d'une enseignante de maternelle quand il s'agit de réaménager sa classe avant une rentrée ! Et, cela va sans dire, les idées nous viennent dans des endroits aussi incongrus que sur la plage, au marché, dans la salle de bain, en pédalant....

 

A suivre...



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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 16:35

 

 

2. Mai-juin c'est aussi le moment de LA Commande de rentrée !

 

Tout d'abord il faut se débrouiller pour avoir le catalogue pas trop tard, un par classe c'est trop demandé, alors il faut attendre son tour...

 

Puis, page après page se poser la question de savoir si on a ou non besoin de ci ou de ça, en vérifiant dans les placards (le faire avant c'est mieux) s'il nous reste assez de :

 

crayons de bois, de couleur, de feutres fins, épais, de pastels, fins, épais, de cahiers, petits, moyens, grands, avec lignes, sans, de classeurs,de feuilles, de petites fournitures de bureau, ne pas oublier le registre d'appel, les paires de ciseaux, droitiers, gauchers, la colle transparente, blanche, bleue, quelques rouleaux de scotch petits, grands, transparents, épais, les fournitures de base pour les nombreux bricolages, Noël, Pâques et la sainte trinité..., les perles rondes, carrés, en bois, en plastique, de la taille correspondant à l'âge des élèves, attention aux petites mains « touche-à-tout et mise en bouche » des 2 ans !, la pâte à modeler jaune, rouge, bleue, celle qui sent bon et que les petits peuvent ingérer sans conséquence dramatique... je vous ennuie ? Vous avez le tournis ?

 

Ok j'arrête, d'ailleurs je n'ai pas le catalogue sous le nez et je ne me souviens plus de tout.

 

Hormis le temps passé à faire cette longue commande, pris sur le temps précieux et dans l'esprit surbooké de la fin d'année, il y a, je dois l'avouer, un certain plaisir à renouveler ainsi le stock de fournitures, un peu comme un avant-goût de renouveau, la porte qui se referme sur l'année qui vient de s'écouler pour repartir sur de bonnes bases.

 

Une fois la commande listée, avec une certaine auto-satisfaction, il reste à faire le calcul car... budget serré oblige, on a une somme précise à ne pas dépasser afin d'en garder un peu pour les commandes intermédiaires de l'année à venir.

 

« Mince j'ai dépassé ! Que vais-je bien pouvoir enlever ? »

ou mieux : « Chic ! Il me reste 47 € je vais pouvoir acheter deux puzzles ! » oui c'est très cher les jeux pédagogiques du catalogue.

 

Il ne s'agit là que de la commande individuelle, il faut bien sûr aussi penser à la collective. On se retrouve pour ça un soir après la classe, entre collègues de maternelle et on liste les bidons de peinture, de colle, les papiers à dessin, le matériel de motricité etc... avant de noter les manquants par couleur, grammage, qualité, quantité.

 

Ayant enseigné dans plusieurs établissements, j'ai pu constater les différentes façons de passer ces commandes de rentrée. Cela dépend essentiellement des Ogec, organismes gestionnaires de l'enseignement privé. J'y consacrerai plus tard un autre chapître.

 

Avec dans bien des écoles un budget plus que serré, il fallait bien réfléchir avant de choisir entre tel ou tel crayon,

« A-t-on vraiment besoin de ces ballons pour la cour ? »

« On peut peut-être se passer de ce papier cadeau doré pour les emballages du bricolage de Noël ? »

« Franchement les boules de cotillon, les plumes et les yeux adhésifs (vous avez bien lu), on ne s'en sert pas tous les ans ! »

 

Mais le pire, c' était de ne pas savoir de quel montant exact on pouvait disposer. Le flou artistique du budget pédagogique est fréquent, les directeurs eux-mêmes ne savent pas toujours quoi nous répondre. Faire ensuite la commande à l'aveuglette avec pour conséquence durant l'année de devoir se passer d'un réassort, cela arrivait dans beaucoup d'établissements.

 

Tant pis s'il n'y a plus de colle blanche, de peinture rouge et de papier canson bleu dès le mois de mars... on fera sans, c'est là qu' intervient le règne de la bidouille, une véritable institution dans les écoles !

 

La feuille de commande posée sur le bureau du directeur avec un ouf de soulagement, marque le début de la longue préparation de la future rentrée de septembre.

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 13:42

L' école est finie –

 

Chapître 1 - Le tourbillon de la rentrée

     La rentrée à l'école se prépare dès mai-juin...

 

Il faut y penser sérieusement, alors qu'en même temps se bousculent les réunions-bilan, les dossiers à boucler, les commandes de fournitures à passer, les travaux à rendre aux élèves, la classe à ranger, les pots de fin d'année et j'en passe.

 

  • On n'a pas encore la liste définitive de nos élèves mais on sait déjà si on risque d'en avoir 28/29 au mieux mais le plus souvent 30 à 35 à caser dans notre classe sans pouvoir en pousser les murs. Les constructeurs d'école devraient se pencher sérieusement sur le problème des effectifs en accordéon dans les classes en inventant un système de murs modulables. J'ai dit une bêtise ?

 

On essaie donc d'imaginer comment positionner les meubles afin de dégager un maximum d'espace, c'est à dire en supprimant un coin-jeu ou en rapprochant les tables de quelques centimètres (important les centimètres dans les mètres carrés d'une classe, c'est fou ce qu'on peut y loger !) ou encore en poussant une étagère contre le mur (tiens comme ça je ne me cognerai plus la cheville ) ou bien en diminuant la taille du tapis de rassemblement (c'est pratique le lino, ça se coupe au gré du nombre de petits derrières qui s'y assoient). Et quand on a fait plusieurs essais, le dos en marmelade à force de pousser petits et gros meubles, on essaie de positiver en se disant que peut-être il y aura un ou deux élèves sur la liste dont les parents auront eu la bonne idée de les inscrire finalement dans l'école d' à côté.

 

  • A peine le bilan de l'année bouclé, on pose déjà les jalons de l'année scolaire à venir, il est vrai que deux mois de vacances (ou plutôt un mois et demi si je compte l'après-sortie et l'avant-rentrée) ça passe très vite et que septembre est tellement chargé que c'est maintenant qu'il faut réfléchir à l'avenir.

 

C'est lors de ces réunions qu'on se crêpe parfois le chignon entre collègues car... il faut se répartir les élèves :

 

« Si tu prends Machin dans ta classe, je veux bien prendre Truc »

« Ah non ! Je ne veux pas de celui-là, je vais encore m'accrocher avec sa mère ! » « Tu trouves ça normal que j'ai 33 élèves et toi « seulement » 31 ? » 

« Avec l'enfant handicapé que je dois accueillir, je ne peux pas avoir autant d'élèves dans ma classe ! »

« Avec toutes les corrections que j'ai à faire dans ma classe de CM, il est bien normal que j'en ai moins » (d'élèves)... réflexion récurrente de certains collègues de primaire qui nous envie de ne pas avoir de corrections à faire le soir en oubliant bien entendu les nombreuses préparations matérielles inhérentes à la maternelle.

« Toute l'année j'ai dû supporter les crises de Machin, alors l'an prochain il n'est pas question que je me retrouve encore avec un cas ! » en oubliant que dans chacune de nos classes il y a des cas... et que de toutes façons on se les « passe » d'année en année comme des boulets (ce n'est pas gentil mais c'est la réalité).

 

Je pourrais continuer longtemps la liste des doléances des uns et des autres. En résumé, chacun essaie de s'en sortir le mieux possible, avec plus ou moins d'hypocrisie (un défaut également récurrent dans l'enseignement), par exemple en mettant en avant le bien des enfants (que peut-on répondre à cela ?) alors que tous, nous visons une seule chose en réalité : le maximum de confort dans notre future classe, et qui passe bien évidemment par le nombre d'élèves dont on aura la charge.

Certains se débrouillent mieux que d'autres, mais c'est pareil dans bien des corps de métiers : l'égoïsme prime avant le bien de la communauté.

 

Dans beaucoup d'écoles j'ai rencontré des collègues avec la parole facile (le défaut-qualité du métier ?), les belles phrases qui claquent, l'autoritarisme jusque dans les rapports entre adultes.

D'un naturel effacé, j'en ai souvent souffert, la frustration m'a accompagnée durant toute ma carrière, plus ou moins forte selon les équipes croisées.

J'ai souvent changé d'école, pensant retrouver ailleurs, des comportements plus ouverts aux autres, moins d'individualisme. Cela existe, quelques personnalités sont ainsi, mais ce n'est pas la majorité, loin s'en faut !

 

Mais je m'égare... je reviens à cette préparation de la rentrée.

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 23:53

DSC_0008-copie-1.JPGIntroduction

 

Voilà déjà presqu' un an que j'ai arrêté l'enseignement et il ne se passe pas un seul jour où je me dis que j'ai pris, à temps, la bonne décision.

 

Je suis partie dans le cadre d'une pré-retraite,en tant que mère de famille de trois enfants. Je sais que cette possibilité, que d'aucuns qualifieront de « privilège » ne va pas durer, il est fortement question dans la réforme des retraites actuellement en cours, de supprimer aussi cet avantage.

Pourtant, tout comme je l'ai fait il y a quelques années, beaucoup de femmes s'arrêtent pour un temps plus ou moins long, pour élever leurs enfants et ensuite, quand sonne l'heure de la retraite, celle-ci est forcément moindre que celle de leur compagnon.

Pire, dans les années à venir, ces femmes devront travailler plus longtemps pour « rattraper le temps perdu à s'occuper de leurs enfants ! »

 

Il était donc temps que je parte !

De toutes façons je voulais le faire car, ce qui fut mon métier durant toutes ces années (je n'ai fait que ça), devenait trop pénible pour moi, je me sentais de plus en plus démotivée, désabusée.

J'ai envie d'en parler maintenant, après quelques mois passés à autre chose, notamment l'écriture d'articles pour un journal web, mon nouveau métier, pas vraiment encore un boulot mais un peu plus qu'une activité de loisir.

J'ai envie d'écrire ce que j'ai vu, ce que j'ai vécu, ce que j'ai ressenti dans les différentes écoles où j'ai enseigné.

J'ai envie de vous ouvrir un peu la porte de ma classe, de mes classes.

J'ai envie de vous parler des difficultés rencontrées, de l'évolution du métier, des joies aussi bien sûr même si j'avais tendance ces dernières années à les minimiser pour me concentrer sur ce qui n'allait pas.

J'ai envie de coucher tout ça sur le papier afin de mieux faire le deuil de ce qui a été ma vie professionnelle.

J'ai envie de mieux faire connaître les coulisses du métier.

J'ai envie de témoigner, en ayant conscience qu'il s'agit là seulement de mon expérience, différente de celles des autres enseignants, chacun son histoire même s'il y a des lieux communs.

 

J'espère vous avoir donné l'envie... de me lire et de découvrir au fil des chapitres un certain quotidien, celui qui fut le mien, celui d'une institutrice de maternelle.

 

Toc toc y' a quelqu'un ? Entrez !

 

Ps : au fait je n'ai pas encore trouvé de titre ou plutôt j'hésite entre plusieurs, si vous avez une idée ?

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Poème
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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 00:06

PA300023.JPGNoir comme le sang.... 

« Le sang du Nigéria » est le titre d'un reportage choc de Thalassa, diffusé le vendredi 13 mai.

J'ai été choquée par ces images, comme beaucoup d'entre nous je pense.

 

 

Le liquide noir partout

a envahi la mangrove

la vie s'en est allée

plus de poissons dans la rivière engluée

les racines noires à fleur d'eau

comme seul paysage

des arbres depuis trop longtemps déshabillés

recouverts eux aussi de noire pestilence

et au milieu là-bas on devine

de noires silhouettes qui s'agitent

dans un cauchemar de vase gluante d'huile nauséabonde

les jambes dansent une ronde macabre

à mains nues à même la mélasse

ils s'activent autour d'une machine infernale

des fumées aux odeurs insoutenables

emplissent leurs poumons

les goudronnent à l'intérieur

tout autant qu'au dehors

dans les barriques en ferraille

la mélasse noire bouillonne

et passe de l'une à l'autre

en s'écoulant grassement

pour finir dans les jerricans

ils appellent ça de l'or, de l'or noir

mais ça a juste la couleur de leur mort

comment vivre dans cette fournaise puante

comment survivre dans cette noirceur ambiante

comment peut-on accepter ça

sa vie contre du liquide noir

celui qui coulera plus tard

...dans nos réservoirs.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 19:04

 

Samedi 7 mai, le CPIE Loire-Océane, organisait une sortie en Zones Humides, sur le Bassin du Mès.

Ce fut pour les participants (une bonne quarantaine de personnes !) l'occasion de découvrir, avec des intervenants de terrain, la biodiversité présente dans ces zones sensibles.

Nous avions rendez-vous sur le site de Rostu. Leslie Krithari animatrice de Centre des Korrigans au Pouliguen, accompagnée de trois intervenants, nous y attendait. Le temps n'était pas vraiment à la fête : nuages gris et averses ponctuelles. Cela n'a pas découragé les participants à cette sortie. Il faut dire que c'était passionnant !

Nous sommes d'abord allés observer les bords du Traict de Pen-Bé, sur la commune de Mesquer, à Rostu. Cette zone tampon absorbe l'énergie de la houle, on appelle ça une zone pionnière.

Patrick Bonnet, du Parc Régional de Brière, nous a instruits sur la végétation qui colonise le terrain sableux. Ces plantes pionnières sont adaptées à ce milieu exposé aux embruns. Elles emmagasinent le sel, stockent l'eau dont elles ont besoin (on les appelle des succulentes, plantes grasses). Elles ne sont fragiles que... face au piétinement.

"Il faut donc faire particulièrement attention lorsqu'on se promène sur les bords du traict ou des dunes à les éviter à tout prix."

Ces végétaux poussent à partir des laisses de mer (algues), c'est pourquoi certaines communes, aidées par Natura 2000, ont choisi le nettoyage manuel des plages. Pas assez de communes, hélas, y sont sensibles, beaucoup préfèrent le nettoyage mécanique, destructeur :

Pour faire "propre" plus vite à cause de l'image qu'on veut donner aux touristes...(!)

Pourtant ces laisses de mer, donnant naissance aux plantes pionnières, qui colonisent et maintiennent la dune, sont très utiles pour retenir le sable.

Sans parler du côté esthétique de ces jolies plantes du bord de mer : bette maritime, arroche des sables, morelle, pavot cornu, carex, chiendent maritime, pourpier maritime, linaire, renouée maritime, cakilier maritime, scolyme, starbulaire maritime etc....

 

  


A la lisière de la vase, Patrick Bonnet, nous a expliqué la formation d'un pré-salé. Toujours grâce à ces plantes pionnières salicorne, obione, lavande de mer, statice... qui colonisent petit à petit la vase, un îlot se forme puis s'agrandit.

Ces prés-salés sont d'une grande utilité pour la préservation de la biodiversité en zones humides.

En effet c'est une vraie richesse pour la mer : ces plantes sont des réservoirs à coquillages, crevettes, micro-organismes dont les poissons et les oiseaux se nourrissent. La biomasse (quantité de matière vivante) est une des plus forte de la planète ! C'est une des zones les plus productives et tout le monde y trouve son compte, y compris l'homme (pêcheurs, paludiers...)

Ce milieu stabilisé est un refuge pour de nombreux oiseaux, ils y trouvent le repos dont ils ont besoin au cours de leur longue migration, ils y nidifient.

En remontant sur la dune, nous avons pu observer une zone protégée par des ganivelles.Philippe Dellavalle, de Natura 2000, nous a expliqué que cette partie du terrain, zone contact dune-shore, était "réservée" d'avril à août, pour la nidification des gravelots, espèce qui pond ses oeufs, de couleur grise, à même le sol, parmi les galets... d'où la protection contre le piétinement ! Le gravelot à collier interrompu est le plus rare, il faut impérativement le protéger.

Laurent Bouineau, paludier de l'association de protection des marais-salants du Mès, nous a expliqué à son tour, ce que les paludiers de l'association font sur la commune pour protéger ce milieu sensible.

C'est l'intérêt des paludiers de protéger leur outil de travail. La pratique est restée inchangée depuis le début, tout est fait pour préserver le milieu afin que la récolte soit bonne.

Il nous a parlé de son métier, des étapes de la récolte du sel  et de l'importance de la biodiversité dans les marais, pour aujourd'hui et pour l'avenir afin que ce milieu reste naturel et intact.

Une averse plus forte que les autres a mis fin à ses explications un peu brutalement mais n'a pas découragé la majorité des participants à se retrouver un peu plus loin ensuite sur le marais de Breugny. On a juste dû troquer nos chaussures de rando contre... un peu de voiture.

On a pu voir les réalisations faites sur ces marais, situés en bout d'étier, par la commune de Mesquer, aidée financièrement par un contrat Natura 2000. Deux élus étaient présents à la sortie.

On a procédé à l'arrachage du baccharis, un arbuste importé à l'origine pour faire des haies. Il est d'ailleurs encore vendu dans certaines jardineries... or c'est un fléau pour les marais car c'est une espèce invasive qui empêche les autres plantes de s'installer et qui détruit les talus. Les épineux sont aussi dans ce cas, en trop grand nombre, on les enlève également. Ce sont des buissons néfastes pour les oiseaux, la réouverture du milieu est nécessaire pour la nidification.

Un curage périphérique autour de la vasière, la réfection des ponts ont été les autres chantiers de ces marais, avec l'accord des trois paludiers propriétaires.

Tout ceci rend les rend plus attractifs pour la nidification de l'avocette élégante et la sterne pierregarin.

Nous aussi, promeneurs, nous avons notre rôle à jouer, pour préserver la tranquilité de ces oiseaux. Attention aux dérangements que nous pouvons occasionner en voulant les observer, les photographier, car cela peut leur être fatal. Outre la fatigue dûe à l'énergie dépensée pour nous chasser hors de la zone de nidification, il y a aussi le fait que lorsqu'ils sont "occupés" à nous surveiller, ils peuvent négliger un prédateur, le goéland, qui profite de ce moment d'inattention pour prélever les oeufs !

Cette sortie s'inscrivait dans le cadre des sorties en Zones Humides, proposées par le CPIE Loire-Océane pour cette année 2011. Des animations qui permettent de mieux comprendre, en allant sur le terrain, l'importance de la biodiversité dans ces zones si belles et si utiles !

Article écrit pour saintnazaire.net

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Articles de presse
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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 19:40

DSC_0050.JPG

Rock

Ils s'installent sur la scène

quelques échanges de regard

le son envahit la salle

les notes se mêlent, s'emmêlent, s'envolent

pénètrent chacun de nous

nous entraînent vers la transe

les musiciens sont habités

de rythmes endiablés

les démons sont lâchés

il n'y a plus qu'à laisser faire

la magie de l'instant

unit les musiciens et leur public

dans une même émotion

les cordes vibrantes

les corps en danse

le son s'élance

les bras se lèvent

la voix s'enroule

les cris lui répondent

et dans le dernier round

la foule retient son souffle

juste avant l'hallali

juste avant la dernière note

juste avant de hurler sa joie :

ce soir le rock a fait battre les cœurs à l'uni-son.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 23:16

DSC_0026.JPGUn dimanche « Vide-quartier »

 

Voilà c'est fait : le premier vide-quartier de la région, et sans doute de France !

Dimanche 8 mai, les habitants du quartier de Bonne Source, à Guérande, ont ouvert les portes de leurs garages aux amateurs de chine.

 

Les étals étaient variés, chacun présentait à sa manière le trop-plein de la maison. Certains avaient aménagé spécialement leur garage pour l'occasion, bibelots, livres et autres objets du quotidien joliment disposés sur des petits meubles.

DSC_0002-copie-1.JPG

D'autres avaient sorti tables et tréteaux à la manière d'un vide-grenier.

Quelques-uns avaient même prévu le parasol... qui a fait office de parapluie contre les quelques gouttes tombées dans la journée.

Les voitures avaient été garées plus loin, cédant la place au bric à brac de chacun.

Des passants, des voisins, des chineurs, à la recherche de la bonne affaire mais aussi curieux de voir de près cette manifestation inédite.

Ce qui a été marquant lors de cette journée, c'est la bonne humeur des participants.L'entente entre voisins était cordiale, contents de pouvoir échanger paroles, rires, plaisanteries à cette occasion. Dans la vie ordinaire du lotissement, chacun a sa vie, son travail, on se croise sans parfois se reconnaître, souvent en voiture.

Ce vide-quartier a donc permis aux uns et aux autres de mieux se connaître.

Spontanément, une famille a ouvert son garage pour offrir à tous l'apéro ! D 'autres ont apporté quelques grignotages, ce moment partagé a été le point fort du vide-quartier.

DSC_0025-copie-1.JPG

Le lotissement n'avait jamais été aussi animé.

Les enfants eux aussi s'en sont donnés à cœur joie, vélos, trottinettes, promenade des toutous, petits achats.

C'était un peu la fête au village !

 

L'idée de ce vide-quartier a été lancée par l'une des habitantes, Frédérique Morin, elle a donné le top-départ pour une nouveauté qui pourrait bien faire des émules.

Plusieurs passants ont d'ailleurs évoqué cette idée pour leur propre quartier.

 

Dans notre monde fermé sur lui-même, dans une course incessante pour les biens matériels, on s'aperçoit de plus en plus que cela ne mène nulle part, que les gens sont malheureux. Pourquoi ne pas inventer d'autres façons d'échanger, que ce soit du matériel ou...du vivre ensemble ?

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