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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 23:11

 

deenf-copie-1.jpg« Quand on entend la musique de mariage dans le couloir ça veut dire qu'on va aller jouer dehors. Mais avant il faut aller faire pipi, même si on n'a pas envie.

Et puis on va mettre son blouson accroché dans le couloir, moi j'arrive tout seul parce que maman m'a appris mais plein de petits enfants doivent attendre que Jacinte et Marie les aident à enfiler les manches. Dès fois c'est long. Quand il fait froid on doit mettre plein de choses, le blouson, le bonnet, l'écharpe, les moufles, j'aime mieux quand il fait chaud et qu'on peut sortir sans s'habiller.

Quand tout le monde est prêt, Jacinte ouvre la porte et on sort dehors. Yann et Ewen poussent les autres, c'est pas bien.

 

Dehors il y a d'autres enfants, ça fait plein de monde sur la cour, on veut tous un vélo mais on doit attendre son tour. Quand la petite clochette sonne, on doit laisser le vélo à un autre enfant. Guillaume, il veut jamais donner le sien, la maîtresse le gronde pour qu'il s'arrête de pédaler.

 

Je vais avec Manon jouer sur les gros jeux de la cour. Elle veut grimper sur l'œuf jaune mais elle glisse et elle tombe. Comme elle pleure très fort, Jacinte vient la relever et l'emmène pour la soigner parce qu'elle a une bosse. J'aime bien Manon, je suis triste parce qu'elle a mal à la tête.

 

Derrière la barrière il y a une autre cour où jouent des grands. Le frère de Pierre vient le voir avec ses copains et ils se font un bisou à travers les barreaux.

Quelquefois le ballon des grands tombe sur notre cour et on le relance. Nous aussi on a un ballon mais Jacinte le donne quand il y a moins d'enfants. Il ne faut pas le garder dans ses mains parce que c'est pour tout le monde.

 

Hier il y avait de la pluie, ce n'était pas drôle. On était tous sous le préau mais il y a pas beaucoup de place et ça fait beaucoup de bruit, je n'aime pas les récréations quand il pleut. »

 

 

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Mémoire : L'école est finie
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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 12:48

passerelle

Où sont passés les médecins de famille ?

 

Il y a un mois j'ai fait une bonne chute qui m'a mis le pied gauche en vrac, se prendre les pieds en allant acheter des plants de tomates c'est le truc bête qui vous conduit via le camion de sapeurs-pompiers direct aux urgences.

 

Là vous patientez en essayant d'oublier la douleur... de toutes façons y'a plus grave et ce genre de services est de plus en plus surbooké, normal au vu des réformes en cours qui ne vont pas dans la simplification des choses mais bien plutôt vers la restriction budgétaire.

 

D'ailleurs ils étaient en grève ce jour-là comme l'expliquaient les affichages et les badges sur les blouses, et depuis treize semaines ! Mon passage m'aura donné l'occasion d'en discuter un peu avec l'un des aide-soignants qui m'a expliqué leurs difficultés actuelles et à venir.

 

L'interne qui a examiné ma radio diagnostique un hématome important (ça je le voyais) et me donne une feuille standard avec conseils non moins standards pour une entorse (il avait barré le mot « entorse » et certaines lignes), ce qui fait que je suis repartie avec un diagnostic assez flou : entorse ou hématome ou peut-être fracture cachée ?)

 

Je devais revoir un médecin sous 10 jours si cela ne s'arrangeait pas.

 

Marche  pénible les premiers jours, avec des cannes prêtées par une de mes filles, glace pendant 48 h, comme c'était indiqué sur la feuille de soins.

 

N'étant pas le genre à consulter pour un oui pour un non, je ne suis allée revoir un médecin que la semaine dernière, il faut dire que ça allait beaucoup mieux mais continuant à claudiquer, et ne voulant pas prendre le risque de rester estropiée, j'ai cru bien faire.

 

Nouvelle radio, faite cette fois par un alarmiste (sa réputation est notoire pour cela) et mon médecin référent (c'est comme ça qu'on appelle maintenant les médecins de famille) me prend aussitôt un rendez-vous chez un orthopédiste.

 

Je n'avais pas du tout envie de me retrouver dans la salle d'attente d'une clinique, pour un rendez-vous avec un spécialiste et en sortir avec une ordonnance comprenant attelle, chaussure spéciale (jolie pour l'été !), puis sans doute et allez donc : massages du pied chez le kiné, rééducation etc....!

 

Tout bien réfléchi, j'ai annulé ce rendez-vous et suis retournée voir le médecin référent-traitant pour lui expliquer mon point de vue et pour qu'il me donne quelques conseils simples à suivre. Après réexamen de la radio, et consultation d'un de ses confrères, il m' a donc prescrit cette fois de : reprendre la marche en douceur, en fonction de la douleur, ni randonnée ni de fest-noz durant un moment, aller marcher sur le bord de l'océan (ce que je fais déjà), continuer la glace, surrélever le pied etc... mais d' attelle point et de chaussure encore moins ! Je pourrai donc continuer à aller-venir, conduire etc... et je ne porterai pas de chaussure à mémé, c'est pas top avec les jupes et shorts et autres tenues estivales ;) de plus super-cher à ce qu'on m'a dit (on n'est plus à un petit trou de Sécu de plus ou de moins...)

 

Tout cela démontre, s'il en est besoin, que nous sommes bel et bien engagés dans une société de consommation médicale où le médecin de famille, remplacé par le médecin référent, n'a plus du tout le rôle de soignant et de conseiller qu'il avait avant.

Dès qu'il y a un doute, on est renvoyé vers les spécialistes.

 

Les honoraires sont doublés, triplés voire plus, ceux-ci sont souvent prompts à nous considérer non pas comme des « patients » (je déteste ce terme) mais comme des clients, d'où prescriptions lourdes et compliquées, contre-visites etc...

Vous n'êtes plus Mr ou Mme Truc-Muche, mais plutôt « le pied » ou « la main » ou « les oreilles »...

Si en plus ils font une spécialité chirurgie (c'était le cas du rendez-vous que j'ai annulé), ils ne vous regardent pas dans les yeux mais à travers le corps... les quelques-uns que j'ai eu l'occasion de rencontrer n'avaient aucune notion de pédagogie, s'interrogeant déjà sans doute sur le morceau qu'ils allaient charcuter ;)

 

Suis-je la seule à regretter le temps du bon vieux médecin qui à force d'expérience était à même de donner quelques conseils de base, et s'il le fallait, une prescription simple ?

Est-ce par peur de l'erreur et de ses conséquences, que les médecins-référents ne sont plus que des passeurs vers l'une ou l'autre des spécialités médicales ?

Où est-ce plus subtil que ça et nous oblige-t-on à nous diriger bon an mal an vers une médecine de consommation ?

 

Mais alors, et là est la question essentielle : pourquoi nous rabattre les oreilles avec le trou de la sécu ?

 

Depuis que les choses se sont ainsi compliquées et qu'on nous oblige à consulter deux ou trois fois, plusieurs médecins, cela multipliant les remboursements... cherchez l'erreur ?

 

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Ecriture consciente
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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 22:54

Réédition d'un article que j'avais fait suivre il y a  quelques temps, j'ai reçu aujourd'hui la réponse d'un élu à ma lettre concernant ce problème,  je vais tout simplement lui renvoyer en réponse à mon tour l'article sur les jardins familiaux écrit en début de semaine, il avisera...

Ceci montre que tout combat, même petit, peut donner quelques fruits et même si cette lettre est démago, une réponse de sa part prouve qu'il a tenu compte de mon courrier et de tous ceux qui lui ont été envoyés.


 

Une fois n'est pas coutume, le texte qui suit n'est pas de moi mais il intéressera sans doute quelques-uns d'entre vous. J'ai été indignée de ce que je viens d'apprendre À propos des Jardins La Clairière de St Clément à Nantes, ma ville d'origine : jugez vous-mêmes et si vous aussi vous êtes indignés allez voir sur leur site, il y a d'autres explications, des photos des jardins, une pétition à signer, des lettres à envoyer....

 

"Notre but est de défendre nos petits jardins familiaux à NANTES.

Nous demandons le ré-aménagement d'un projet de quartier sans pour cela s'opposer au logement.

 

La Clairière de St Clément

 

Nous sommes une association qui promeut le jardinage, la biodiversité et qui souhaite sauvegarder nos jardins familiaux en centre-ville de Nantes.

 

Nous recherchons des partenaires afin de nous aider, de diffuser notre information et de signer notre pétition

 

Notre ville ne souhaitent pas se positionner pour leur sauvegarde !

A notre grand étonnement les VERTS de Nantes ne s'affiche pas officiellement sur ce projet, alors que la défense de la biodiversité est le fondement de leur mouvement ???

 

Pourtant ces jardins sont indispensables dans la ville fortement urbanisée où les habitants demande un peu d'oxygène.

 

Nous sommes 14 familles de jardiniers à vouloir défendre des jardins potagers, mais surtout construire un vrai projet (cf ci-dessous).

 

Nous demandons un ré-aménagement du projet immobilier actuel détruisant l'ensemble du site soit 4500m² dont 1200 m² de jardins familiaux.

 

Ces jardins datent de plus de 60 ans, ils sont un patrimoine vert, un puit de biodiversité important.

Ils sont assez pittoresques par leurs cotés champêtres et leur murs en pierre.

 

L'ensemble du site complet ainsi que les jardins sont restés dans un état quasi naturel, mais entretenu, très arboré avec plus d’une dizaine de grands arbres.

 

Sur ce site naturel ; il existe déjà une faune considérable (oiseaux, rongeurs, insectes, libellules, …) et une flore tout aussi importante qui mérite d’être étudiée avant toute intervention.

 

Nous ne souhaitons pas empêcher la construction de logements, mais seulement d'en réduire le nombre.

 

De plus, notre quartier change, de nouveaux espaces de construction se libèrent tel que les quartiers militaires Mellinet (13 ha) ainsi que les services des pensions de la rue Gambetta (3ha).

On ne compte pas, non plus, toutes les nouvelles constructions privées déjà sorti de terre depuis 2006, début de nos soucis.

 

Cette sauvegarde s’accompagne d’un projet commun aux habitants qui est l’aménagement de leur quartier. Un projet citoyen, vert et social , celui d'un quartier soit :

 

1. Augmenter le nombre de parcelles, afin que le jardinage profite à plus gens.

 

2. Proposer une parcelle supplémentaire pour l’école maternelle et primaire pour l'éducation des enfants à la nature, insecte, fleurs et légumes

 

3. Mettre à disposition un espace de plein naturel associatif, commun pour les habitants du quartier afin d'organiser : l'anniversaire pour les enfants, réception d'une AMAP, théâtre et concert de plein air, pique-nique urbain ...

 

 

Aujourd’hui, tout le monde communique sur l’écologie et le développement durable, notre jardin est au cœur du sujet tellement discuté : LA BIODIVERSITE DANS LA VILLE.

 

Vous trouverez plus d'informations ainsi que quelques photos sur notre blog et facebook 

http://www.facebook.com/clairieredestclement"

pelteusedansjardin2.jpghttp://jardinstclement.unblog.fr/

 

Réponse de l'élu, Alain Robert :


Scan-reponse-elu.jpg


 


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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 12:10

La-vie-tout-simplement-0134.JPG

Pleine lune

 

Il n'y a pas que les loups qui hurlent à la pleine lune

 

J'entends aussi ce soir-là

Un peu partout des éclats de voix

Les grenouilles croassent dans la mare

Les grillons font aussi leur tintamarre

Les farfadets piaillent en haut de la dune

Les zombies se déhanchent au clair de lune

Sur la musique de Mickaël Jackson

Accompagnés des lutins de la lande bretonne

Rejoints bientôt par les habitants du hameau perdu

En farandole tout au long des rues

Au loin arrivent les troubadours

Et l'envie me gagne à mon tour

De rejoindre la ronde

En compagnie de tout ce joli monde.

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Photos en poésie
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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 00:00

 

des.enf-jpgCe qui a été récurrent dans les différentes écoles où j'ai enseigné en petite section, c'est qu'alors que le directeur et les collègues s'accordaient pour dire que l'école n'était pas adaptée pour accueillir des enfants de deux ans, on continuait malgré tout à le faire, par obligation et pour gonfler  les effectifs.

 

Les enfants de cette classe d'âge sont  comptabilisés  lorsqu'ils sont là dès septembre mais pas lorsqu'ils arrivent en janvier, n'étant pas propres avant, ou à Pâques, ce qui se fait de moins en moins. Ils sont donc dans la classe comme des petits fantômes, présents mais non comptés dans l'effectif !

 

On se retrouve parfois avec des situations aberrantes. En effet, à la rentrée de septembre, l'inspecteur d'accadémie, passe dans les écoles vérifier les effectifs. Si l'école se trouve en limite de fermeture (il faut toujours un peu plus d'élèves que le nombre requis), il arrive, je l'ai vécu, qu'on demande aux parents des petits de deux ans, qui normalement devaient rentrer plus tard dans l'année, de les mettre quand même ce jour-là, avec leur couche..., afin que Mr l'Inspecteur puisse les comptabiliser.

 

Les directeurs les inscrivent aussi pour éviter les  fuites vers une autre école qui les accepterait.

 

J'ai souvent pensé que ma classe de petite section faisait office de réservoir  pour les classes supérieures.

 

Un directeur, à qui je me plaignais de l'effectif trop chargé, m'a répondu un jour :

« Mais tu ne vas quand même pas couper la branche sur laquelle tu es assise ? » que répondre à ça ? Nos logiques étaient trop à l'opposé.

 

Une collègue, avec laquelle je travaillais alors à mi-temps, à l'humour un peu caustique, m'avait dit à propos de la directrice qui inscrivait sans cesse de nouveaux élèves pour notre classe, alors que l'effectif de la sienne, un CM2,  était léger :

« Elle fait ça au kilo ma parole : moins ils sont lourds, plus on peut en mettre dans la classe ! »

 

 

 

La rentrée pour les enfants de deux ans se fait soit en septembre, s'ils sont propres, soit en janvier ou encore à Pâques.

 

Ceux qui viennent dès septembre s'adaptent petit à petit et en grandissant dans l'année ils arrivent à se faire une place dans la classe.

 

La rentrée en janvier est souvent éprouvante. D'abord la période n'est pas la plus agréable, loin de là, il fait très froid, les jours sont courts, les petits pleurent souvent sur la cour lors des récrés. Les autres élèves, étant là depuis un trimestre, sont à l'aise, ils ont pris leurs repères, et je dois donc à nouveau, prendre du temps pour aider ces nouveaux petits à s'adapter à la classe et à ses règles, à les faire s'intégrer auprès des autres.

 

Les grands  de trois ans se partagent entre ceux qui les maternent, ceux qui les ignorent ou encore ceux qui les bousculent. D'autres régressent, se remettent à pleurnicher pour qu'on s'occupe d'eux !

 

La rentrée de Pâques est plus lointaine dans mon souvenir, je ne sais pas s'il y a encore des écoles qui la pratiquent. Elle ne sert à rien. Selon les parents, ceux-ci inscrivent leur enfant pour l' habituer à la vraie rentrée en septembre...mais après les deux mois d'été ils ont bien vite oublié leur passage éclair à l'école en fin d'année.

 

Ils se retrouvent dans le tourbillon de la fin d'année, perdus parmi les plus grands, entraînés dans la course du dernier trimestre. Quel bénéfice pour eux ? Et pour moi, alors que le reste des élèves est rôdé à la classe, du temps à prendre comme je peux, pour essayer de les apprivoiser, de faire en sorte qu'ils se sentent un peu moins perdus.

 

 

Pour clôre ce chapître sur l'école à deux ans, voici ce qu'il faudrait, dans l'idéal, pour ces jeunes enfants :

 

  •  

    - une structure, classe ou jardin d'enfant, avec de l'espace, des gros jeux moteurs, des coins-repos pour les ptits coups d'fatigue,

    - davantage de personnel pour moins d'enfants, c'est l'évidence, plus ils sont jeunes, plus ils ont besoin d'être entourés, d'avoir une relation individuelle avec l'adulte,

    - de la souplesse dans l'aménagement de la journée, proposer, sans imposer, des activités, ponctuellement, à leur demande.

 

A l'heure actuelle, il est de plus en plus question de ne plus accepter les enfants de cet âge à l'école maternelle, c'est sans doute la seule bonne résolution du ministère de l'éducation... à condition que ce ne soit pas le début... de la fin de l'école maternelle comme on l'entend dans les bruits de couloir.

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Mémoire : L'école est finie
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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 00:26

Samedi, à l'occasion de portes ouvertes aux jardins partagés de La Turballe, j'ai pu découvrir un lieu plein de charme.

Pas de clôtures mais plutôt du partage : plants, savoir-faire, bonne-humeur...

Pas de pesticides mais de bonnes idées naturelles pour inviter au jardin, insectes auxillaires et bons plants paillage et économie d'eau.

Pas d'individualisme mais des échanges entre jardiniers, un peu de parlotte, beaucoup de conseils et d'idées en pagaille pour mieux vivre le jardinage collectif.

Pas de bourse à délier mais un terrain prêté par la municipalité, douze parcelles, des abris en bois, un puits et très bientôt un aménagement pour l'écoulement des eaux.

Pas de calendrier si ce n'est celui des saisons, de la météo et de l'envie de travailler la terre.

Pas de quadrillage strict mais liberté laissée à chacun d'organiser sa parcelle (de 100 à 120 m2) comme il l'entend, selon sa personnalité.

Pas de monoculture mais au contraire un joyeux mélange de fleurs et de légumes "amis", des incontournables tomates, haricots, pommes de terre, aux essais moins courant pois- chiche, aubergines, asperges, artichauts, choux-fleurs...

Pas d'obligation si ce n'est le respect des autres et du règlement intérieur signé entre les "loca-terre".

L'idée de ces jardins familiaux a pris naissance il y a deux ans, lors d'une discussion entre élus :

"C'est dans l'air du temps, ça nous a semblé intéressant pour la commune de La Turballe, tout le monde n'ayant pas forcément un jardin. Il y a beaucoup de demandes, certains sont actuellement sur liste d'attente. La commune prête le terrain, jouxté à l'école Jules Verne, à qui il appartenait au préalable. Nous avons installé les abris, creusé un puits de surface, nous entretenons la partie en herbe et prochainement nous installerons un drain dans l'allée centrale."

Ainsi parle Serge Baron, l'un des deux élus, avec Suzanne Lannet, responsables du comité de pilotage des jardins familiaux.

Les critères pour avoir accès à ces jardins sont simples et logiques :

"Il ne faut pas posséder de jardin, résider à l'année à La Turballe, et nous essayons de donner priorité aux familles nombreuses."

La commune est inscrite au concours départemental des Jardins Familiaux, le jury passera vendredi 17 juin.

Le fait que ces jardins soient placés à côté de l'école est un plus pour les enfants qui viennent régulièrement les visiter : les leçons d'histoire naturelle sont à portée de main !

Ces portes ouvertes ont accueilli une cinquantaine de personnes, curieuses de voir de près ce qui pourrait bien être l'avenir dans beaucoup de communes, en tout cas on le souhaite vivement !


Article écrit pour saintnazaire.net

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 23:20

 

affiche Fete de famille 2005 1

 

Fête de famille

fête difficile ?

Un point d'interrogation

pour clore cette réunion

dubitative, en remue-méninge

trotte dans ma tête

des questions qui viennent de loin

du fin fond de l'enfance

et qui remontent à la surface

lors de ces moments-là.

 

On se retrouve à chaque fois

un peu plus vieux

un peu différents

nos vies se sont séparées

il y a déjà longtemps

et les chemins égarés

que l'on a pris parfois

nous ont entraînés

bien loin de ceux

qui nous ont vu grandir

au milieu d'eux.

 

Parce qu'on est du même sang

on se revoit quand même

tout au long de nos vies

au détour de nos virages

la route est restée droite pour l'un

pleine d'ornières et de cailloux pour l'autre

la mienne serpente à l'envie, j'y trébuche aussi

alors pourquoi vouloir à tout prix

rester celui ou celle

qu'on était avant

dans le souvenir de nos parents.

 

Fête de famille

fête difficile

se sentir observé

se sentir obligé

jouer un jeu

jouer le jeu

faire semblant

approuver, sourire, rire et parler

ensemble on devrait être bien

et pourtant ?

 

Fête de famille

fête difficile

ma vie n'est pas la vôtre

mes choix sont les miens

je respecte les vôtres

acceptez les miens

ne jugez pas l'apparence

cherchez à comprendre

je ne suis pas vous

vous n'êtes pas moi

vivons nos vies différentes

sans ces regards qui interrogent

qui cherchent la défaillance

plutôt que d'encourager la vaillance.

 

Fête de famille

fête difficile

parents je vous aime

mais je préfère vous voir

juste entre nous

de temps en temps

pour parler vraiment

et non pas au milieu

d'une tablée qui n'en finit pas

d'enchaîner les mots et les rires

qui ne veulent rien dire

mais ça évidemment

je le garderai pour moi.

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 22:51

En ce moment c'est la pleine saison de la glane : des pétales aux salicornes en passant par les algues, je récolte, je ramasse, je glane.

La-vie-tout-simplement-0022.JPG

 

Mon jardin est rempli de fleurs champêtres, donc rien de plus facile que de récolter chaque jour des pétales de coquelicots, de mauves ou de roses.

Avec les premiers je fais des infusions, tisanes du soir ou thés de la journée, jolis coloris garantis !


La-vie-tout-simplement-0023.JPG


Avec les pétales de roses, je concocte un nettoyant pour la peau, recette ancienne, recette entièrement naturelle : l'eau de rose.


récolte de pétales

 

J'habite en Bretagne, au bord du littoral, des richesses à fleur de sable : les algues se ramassent non pas à la pelle mais à la main, se font sécher au soleil en quelques jours avant d'être réduites en poudre pour les assaisonnements ou en mini-particules pour accompagner les plats. Iode et oligos-éléments sans passer par la pharmacie.


La-vie-tout-simplement-0016-copie-2.JPG

 

J'ai aussi la chance de vivre à côté des marais-salants de la Presqu'île guérandaise où on récolte non seulement la fleur de sel mais aussi les salicornes. Munie d'un panier et de mon canif, je fais le plein de ces petites merveilles que je conserve en bocaux ou que je cuisine directement avec juste un peu d'huile d'olive au fond du wok et voilà un délicieux légume de mer qui va aussi bien avec le riz, les pâtes, les pizzas etc...


La-vie-tout-simplement-0018-copie-2.JPG

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Photos en poésie
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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 20:16

.st-valentin

Pas d'plan sur la comète

juste pour voir si ça marche encore

juste pour voir s'il vaut le détour

juste pour faire un petit tour

du côté de l'aventure.

 

Pas d'plan sur la comète

pas non plus de prise de tête

c'est l'été dans ma tête

laissez aller, laissez venir

juste histoire d'en rire.

 

Pas d'plan sur la comète

à quoi ça sert de gamberger

pour une fois laisser de côté

cerveau, esprit et tutti quanti

laisser voguer, laisser flotter

histoire d'engranger des souvenirs

pour les jours gris à venir.

 

Pas d'plan sur la comète

s'il me plait un peu beaucoup

je ne me triturais pas les méninges

laisser rêver, laisser vivre

les bons moments

le temps présent.

 

Pas d'plan sur la comète

à prendre ou à laisser

ne rien d'autre me demander

j'aime trop ma liberté

pas question de la solder

laisser respirer, laisser partir.

 

 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 00:01

deenf.jpg

La condition sine qua non pour l'accueil dans la classe est la propreté. Entendez par-là que l'enfant soit capable de demander à aller aux toilettes quand il en ressent le besoin ou mieux d'y aller seul.

 

Ça paraît évident et pourtant ! A chaque rentrée je me trouve face au même problème : certains enfants ne sont pas autonomes de ce côté-là, résultat : l'Atsem passe du temps à changer slip, pantalon, voire chaussettes au lieu de m'aider dans la classe.

 

Quand on en parle avec les parents des enfants concernés, c'est quasiment toujours les mêmes réponses :

« Oh, vous m'étonnez, à la maison il n'y a aucun problème,

- Mais si, il est propre depuis un mois maintenant, c'est curieux ce que vous me dites-là. »

 

Ce n'est pas agréable d'avoir à insister, de se faire passer pour la vilaine maîtresse qui ne s'y prend pas bien avec le petit chéri.

 

Quand je discute un peu avec les parents, très souvent, j'obtiens ce genre de révélations :

 

 

« C'est vrai que de temps en temps ça lui arrive mais ce n'est pas fréquent, je vous assure ! 

- Je lui mets une couche pour éviter les petites fuites,

- Si vous voulez je peux mettre une couche dans son cartable au cas où ? »

 

L'école n'est pas la crèche, nous n'avons pas le même personnel, la propreté de l'enfant est absolument indispensable, nous ne pouvons pas passer notre temps à changer des tenues mouillées et qui plus est : changer les couches !

Les parents qui inscrivent leur enfant alors qu'il n'est pas encore autonome de ce côté-là, le savent très bien mais ils sont tellement soulagés que le petit aille à l'école, qu'ils confondent souvent avec une garderie, moins cher qu'une crèche, une nounou, qu'ils font l'impasse sur la propreté quand celle-ci leur semble à peu près acquise.

 

Je me souviens du  cri de victoire  d'une mère qui attendait que sa petite soit propre pour la mettre dans ma classe, un soir elle vient me voir « Yesssss ! Lucie est propre, elle va pouvoir venir ! »

Lucie avait à peine deux ans, était haute comme trois pommes, courait partout, touchait à tout, un vrai tourbillon. La maman attendait un bébé pour le mois suivant, je lui ai conseillé de patienter un peu pour éviter que Lucie fasse l'amalgame entre cette naissance et ses débuts à l'école... peine perdue, la mère était trop pressée de se débarrasser de son encombrante gamine ! Tous les collègues ont été comme moi, choqués par l'attitude désinvolte de cette mère.

Cette petite, difficile à gérer, a été particulièrement insupportable l'année suivante, se révoltant à sa façon.

 

Dans la même veine, une autre mère était débordée par la vitalité  de ses deux garçons, des jumeaux qui lui menaient la vie dure.

Quand elle avait accompagné ses petits à l'école, le sourire jusqu'aux oreilles, elle s'était bien gardé de me dire qu'ils n'étaient  pas tout à fait propres . Les accidents ont débuté dès la première matinée.

Devant son insistance à affirmer qu'il n'y avait pas de problèmes à la maison, et pour être diplomate, il faut l'être pour faire ce métier !, je lui avais proposé qu'on fasse un essai sur une semaine.

Tous les jours, à midi, quand elle venait les chercher, on lui tendait... le sac de rechange avec les vêtements mouillés de l'un ou de l'autre de ses garçons, jamais les deux le même jour, curieusement, son sourire s'évanouissait et elle prenait un air penaud.

 

Heureusement, le directeur me soutenait toujours dans ces cas-là, en redisant aux parents qui venaient se plaindre que nous n'acceptions pas les enfants tant qu'ils n'étaient pas propres.

A la fin de la semaine, il a bien fallu que la mère se rende à l'évidence : il fallait qu'elle récupère ses monstres à la maison.

Deux mois plus tard, le sourire revenu, elle vient m'annoncer que cette fois ils avaient bien acquis le passe-droit et qu'ils étaient enfin propres, tous les deux.

 

J'aurais beaucoup d'exemples comme ceux-ci à relater et je pense que dans toutes les écoles il y a des cas semblables.

 

Cela démontre aussi que les parents qui inscrivent leurs enfants dès deux ans, sont bien souvent dans une démarche de recherche de mode de garde pratique et peu onéreux.

 

Devoir dépenser de l'énergie pour faire comprendre à ces parents que l'école n'est pas une simple garderie, qu'il y a des règles à suivre, qu'il faut que leurs petits grandissent à leur rythme et qu'il faut savoir patienter, je m'en serai bien passé car mon rôle est avant tout d'enseigner.

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