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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 23:23

Mon-regard-sur-la-vie-0093.JPG

 Les pieds d'abord testent la température

s'enfoncent dans le sable mouillé

l'eau de la vague arrive sur les jambes

et se retire pour mieux revenir à l'assaut

c'est la lutte pour rire

les pieds bien ancrés cette fois

profondément enfoncés dans le creux qu'ils ont formé

la vague revient plus forte

elle mouille un peu plus haut

mais ne fait pas chavirer le corps

sourire, rires et l'attente à nouveau

la lutte contre l'eau

se fait joueuse

une vague plus forte a raison de l'équilibre

cette fois je me laisse rouler avec elle.

 

Après la première sensation de fraîcheur vive sur la peau

c'est le bien-être qui prend la relève

quand quelques brasses plus loin

dans l'eau verte et claire

je me laisse emporter sur l'ondoiement

le corps se fait léger

l'eau fraîche et salée le vivifie

se laisser voguer au rythme de la marée

sentir sur chaque millimètre de peau

la caresse de l'eau

lavée, rafraîchie, doucement ballotée

une sensation de bien-être à nulle autre pareille

je ressens à cet instant la force de vie.

 

Sortir de l'eau, un peu à regret

la peau ruisselante de mer

s'étendre sur la serviette au soleil

apaisée, le corps presqu' alangui

et les sens engourdis

je me sens flotter encore et encore.

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Photos en poésie
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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 00:15

 

DSC 0022-copie-1

 

Au bord de la route

les arbres au garde à vous

me montrent le chemin

les pieds dans le printemps

dans leurs habits tout neufs

ils ont fière allure.


 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 23:37


 

« Chic ! Aujourd'hui on va manger des raisins secs ! Moi j'adore ça, à la maison maman ne nous en achète pas alors je suis bien content quand la maîtresse en apporte à l'école. La première fois je ne voulais pas en manger parce que je ne connaissais pas ces drôles de petits grains rabougris. Et puis Jacinte a dit qu'il fallait quand même en goûter un et après si on aimait ça on pourrait en avoir d'autres :

 

« J'en veux bien d'autres s'il te plait, j'aime bien ! »

 

Il y a une petite fille qui n'aimait vraiment pas ça, elle a craché sur la table, c'est dégoûtant, la maîtresse l'a grondée.

Après on a bu de l'eau dans la timbale mais Léo a tout renversé, son pantalon était mouillé alors Marie lui a mis un nouveau pantalon.

Quand on a fini de manger on va mettre la timbale dans la bassine et on va aux toilettes, après on se lave les mains. Marie lave la bouche des petits enfants pas propres.

Quand j'ai fait tout ça, je vais m'assoir sur le tapis et Jacinte nous montre des images ou des fois on chante les petites comptines en attendant les autres. »

 

Le goûter collectif est un choix d'équipe, cela fait déjà pas mal d'années qu'il existe dans les classes maternelles.

J'ai connu les goûters individuels et c'était loin d'être la panacée ! Il y avait des enfants qui n'avaient rien, souvent les mêmes, les parents avaient « oublié » de mettre le goûter dans le cartable. Il y en avait d'autres qui en avaient pour trois jours et ils n' en mangeaient pas la moitié. C'était la plupart du temps des goûters sous emballage, très bourratifs, très sucrés et donc pas très diététiques.

Autres inconvénients, cette fois-ci pour nous : on passait du temps à déchirer les emballages, pour ceux qui n'arrivaient pas encore à le faire eux-mêmes ; on devait distribuer sans erreur les nombreux goûters, en principe  marqués  au nom de l'enfant mais là encore ce n'était pas toujours le cas et on avait droit à :

 

«  C'est à moi maîtresse celui-là 

- Non il est à moi ! »

 

Difficile de savoir qui disait la vérité...

 

Ayant appris que certaines écoles avaient résolu ces problèmes en proposant un goûter collectif, on a laissé tomber les paquets individuels avec plaisir !

En début d'année, lors de la réunion de parents, j'explique les avantages de ce système, en parlant des inconvénients des goûters individuels listés plus haut.

 

Les parents cotisent à la rentrée et avec la somme récoltée j'achète les goûters tout au long de l'année.

Il faut juste que je n'oublie pas de le faire lors de mes courses, c'est arrivé parfois et on a dû se débrouiller soit avec les restes des jours précédents, soit en quémandant à la classe d'à côté.

Quand je passe à la caisse avec filets de clémentines, paquets de madeleines, boites de céréales, gâteaux, bananes, fruits secs, craquottes, pommes etc... on croirait que je fais les courses pour une colonie de vacances ! Je n'en suis pas loin avec mes trente et plus élèves.

Quand je suis bien organisée je prévois pour la semaine, ainsi je suis tranquille le reste du temps mais pour cela il faut des choses qui se gardent bien sûr.

 

Les deux dernières années, on n'avait plus le droit aux produits frais depuis qu'un inspecteur de l'hygiène était passé à la cantine et qu'il avait crié au scandale quand il avait vu nos pots de yaourts empilés dans le réfrigérateur où on mettait également nos propres repas. Pensez donc nos bactéries en contact avec les aliments des enfants !

A l'époque où on passe au tribunal pour moins que ça, pas question de prendre des risques : alors tant pis pour les yaourts, fromages blancs, confiture ou fromage sur les tartines.

 

Cela fait partie des aberrations des nouvelles règles : on chipote pour un rien mais à côté on ne s'interroge pas une seconde sur le bain de bactéries et virus qu'on prend tous les jours dans une classe maternelle (et les petits qui mettent les objets à la bouche, on les renvoie ?)

 

J'ai vu l'évolution de toutes ces nouvelles normes, mises en place rapidement, merci l'Europe, et sans vouloir forcément retourner en arrière, je me sentais de plus en plus déconnectée par rapport à certaines nouveautés administratives, hygiéniques, sécuritaires. Surtout par leurs paradoxes : on surveille et on interdit d'un côté, on ferme les yeux de l'autre, quand ça arrange.

 

Le goûter est d'ailleurs de plus en plus remis en question. A l'heure où j'écris ces lignes je ne sais pas s'il existera encore l'an prochain, dans certaines écoles il est déjà supprimé.

Il est bénéfique seulement pour les enfants qui se lèvent tôt, qui vont au périscolaire avant l'école, pour les autres, qui ont pris un bon petit déjeuner juste avant, il n'est pas vraiment utile.

 

L'inspecteur trouvait que c'était une perte de temps sur les apprentissages... en oubliant toutefois que partager quelque chose ensemble, goûter à des aliments qu'on ne connait pas, débarrasser sa timbale ou autre, fait bel et bien partie du vivre ensemble, listé au même titre que le langage, la motricité, les maths, l'éveil artistique dans le programme.

 

Je donnais très peu en quantité mais en faisant attention à varier, à donner des fruits plutôt que des gâteaux.

Je n'étais pas pour forcer les enfants, et il n'y aurait eu que moi je n'aurais pas insisté devant un refus mais je me pliais un peu à la règle générale qui voulait que l'on oblige au moins à goûter un peu. Je reconnais que certains enfants, de cette manière, acceptaient ensuite de manger le reste et s'habituaient à des denrées qu'ils ne connaissaient pas avant.

 

Le fait de devoir acheter ces goûters est parfois une corvée mais cela s'apparente à la préparation de classe et aux tâches matérielles que l'on doit accomplir en maternelle.

 

Pour les enfants c'est un moment convivial, pris dans le calme et comme ils mangent tous la même chose il n'y a pas de conflit, d'envie de prendre dans l'assiette du voisin.

 

Ai-je vécu les dernières années du goûter à l'école maternelle ?

 

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Mémoire : L'école est finie
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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 00:56

Une fois la dernière maman enfin partie, on s'active à ranger la classe. En début d'année on prend le temps de découvrir chacun des coins-jeux, leur fonction, leurs règles :

 

Les véhicules se rangent dans la grande bassine bleue, les puzzles sur les étagères, les crayons dans les pots, les livres dans le bac, les perles dans les boites et gare à ne pas tomber en glissant sur les perles rondes étalées au sol...

 

La classe est une vraie fourmilière : certains font du zèle en fourrant assiettes, timbales, casseroles et couverts de la dînette dans le même casier, en forçant un peu tout devrait rentrer !

 

« Manon il ne faut pas mettre ton dessin avec les feuilles blanches, si tu veux l'emporter ce soir, pose-le sur le plateau ,

- Lucas, tu continueras ton coloriage ce soir à la maison,

- Liz fais une boule avec la pâte à modeler avant de la mettre dans le pot. »

 

D'autres préfèrent continuer à jouer, comme s'ils n'avaient pas entendu le signal du rangement, une calebasse joliment ornée de perles que j'agite frénétiquement au moment voulu.

 

« Martin, tu veux bien arrêter d'embêter Léo et commencer à ramasser les cubes s'il te plait ! »

- Elsa, mets la poupée dans son berceau maintenant, c'est l'heure où elle doit dormir,

- Ewen, apporte-moi ce livre au lieu de le cacher sous ton pull »

 

Pour les finitions, on verra plus tard, maintenant j'essaie de regrouper tout ce petit monde sur le tapis-lino devant l'affichage. C'est le moment le plus délicat, surtout en début d'année : arriver à maintenir à peu près tranquilles une trentaine de bouts de chou, assis dans le calme, et à capter leur attention un peu plus de 5/10 minutes, on augmentera le temps d'écoute en cours d'année, petit à petit.

 

En première année de maternelle, avant de songer aux apprentissages plus spécifiques,  selon le terme consacré, il faut prendre du temps pour mettre en place les bases de la discipline, ce qui facilitera grandement le travail des collègues des classes supérieures.

 

Il faut pour cela beaucoup de patience, je puise dans mes réserves à longueur de journée, de semaine, d'année... c'est une des grandes difficultés du métier, les nerfs sont mis à rude épreuve ! Le soir quand je rentre je suis vidée.

 

J'ai eu la chance de pouvoir travailler longtemps à temps partiel quand mes enfants étaient petits, heureusement car dans ce travail, rentrer le soir et retrouver ses propres enfants qui demandent à leur tour de l'attention, c'est loin d'être évident !

J'avoue, il y a prescription, que je n'ai pas été assidue à l'aide aux devoirs, sans doute un trop-plein d'école.

 

Pour m'aider, heureusement, il y a Marie, celle-ci est partout à la fois, elle participe avec moi à l'apprentissage du rangement auprès des petits et me donne un coup de main pour les regrouper.

Pendant qu'elle prépare sur les tables le goûter collectif, ils sont tous assis devant moi, plus ou moins attentifs et on commence les échanges.

 

Durant ce premier regroupement de la journée, c'est le moment des rituels. On observe le tableau de présences :

 

« Est-ce que tout le monde est là aujourd'hui ? »

 

Dans les classes à moindre effectif, je prenais le temps d'appeler chaque enfant par son prénom, par la suite nommer les absents était plus rapide.

 

Placer le symbole de la météo du jour est un vrai privilège, pour que tous aient leur tour, je déplace l'étiquette-prénom de l'heureux élu sur la liste. La météo donne droit à quelques perles savoureuses :

 

« Ce matin la voiture était toute en glace,

- Y'a pas d'soleil aujourd'hui, il est pas v'nu,

- On voit rien du tout, c'est tout brouillé. »

 

Arrive le moment le plus délicat : la date. En petite section, la notion de temps est très élastique et les fantaisies vont bon train. Seul quelques élèves plus éveillés, arrivent en cours d'année à reconnaître plus ou moins les jours de la semaine.

Là aussi on se sert d'une figurine pour matérialiser la place du jour, un cartable représente un jour d'école, une maison un jour sans.

A ce niveau tout doit être ludique, visuel, concret.

 

On termine par quelques comptines et jeux de doigts et pour ça l'attention est à son comble :

 

« Un petit bonhomme, assis sur une pomme,

la pomme dégringole

et le petit bonhomme s'envole

sur le toit de l'école »

 

Ça vous dit quelque chose ? Les comptines n'ont pas d'âge et les adultes sont toujours ravis de voir que certaines d'entre elles ne leur sont pas inconnues.

 

Maintenant c'est le moment du goûter, que va-t-on manger aujourd'hui ?

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Mémoire : L'école est finie
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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 19:52

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A l' occasion de leur premier anniversaire, les jardins familiaux de La Turballeouvriront leurs portes au public le samedi 11 Juin de 10h00 à 12h00 et de 15h00 à 18h00.

Pour que cette journée soit une fête, les jardiniers turballais vous espèrent nombreux. Simples curieux ou jardiniers confirmés soyez les bienvenus.

Les initiatives comme celles-ci ont tendance à se développer dans les communes. Ceux qui n'ont pas de jardin privé, ceux qui en ont un mais rêvent de partager leurs connaissances avec d'autres, se retrouvent ensemble autour d'une même passion : le jardinage.

Outre son aspect plaisant : se retrouver en plein air, travailler la terre, échanger, les jardins familiaux répondent à un besoin financier (les légumes sont chers) et aussi à un désir de  "faire soi-même",  pour savoir ce que l'on mange, pour la fierté ressenti à produire ses propres légumes.

  • Portes ouvertes des Jardins Familiaux
  • rue Bournouveau, derrière l'école Jules Verne, La Turballe
  • Samedi 11 juin de 10 h à 12 h, de 15 h à 18 h.

Article écrit pour saintnazaire.net

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 19:19

Mon-regard-sur-la-vie-0003.JPG 

Réunir tous les ingrédients autour de vous :

Pour cela sortez de chez vous mais

Surtout n'allez pas les chercher dans les magasins !

Ramassez-les dans les bois,

Sur les plages,

Au coin de la rue,

Parmi la foule,

Au milieu des amis,

Dans un coin tranquille,

Partout où vous passez en fait....

 

Préparez les ustensiles :

Les yeux pour admirer,

Les mains pour caresser,

Les jambes pour danser,

Les bras pour entourer,

Les pieds pour battre la cadence,

Le nez pour pour s'enivrer d'odeurs fraîches,

La bouche pour sourire,

Les oreilles pour faire vibrer en soi la musique.

 

Versez les ingrédients un à un

En rajoutant une cuillérée d'humour,

Un grain de folie,

Une once de fantaisie,

Un élan de tendresse,

Une pincée de rêve

Dans la marmite du quotidien.

 

Laissez mijoter à petit feu

Et vous obtiendrez le plat simple du bonheur. 

 

 

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 01:08

Comme Arthur l'a expliqué on ne s'ennuie pas durant la journée de classe, même si les heures que l'on passe séparé de papa-maman semblent parfois bien longues.

L'accueil du matin dure pratiquement une demie-heure, entre les premiers enfants qui arrivent du périscolaire un peu avant les autres et l'ouverture des portes aux parents.

Parmi ceux-ci il y a les toujours en avance, qui s'impatientent devant la porte fermée (si on l'ouvrait dix minutes plus tôt, ils seraient là quand même avant...) et les toujours en retard, qui arrivent essoufflés en tirant le gamin par la main :

« Désolé (e) , je n'arrivais pas à le lever ce matin,

- La voiture ne voulait pas démarrer,

- Je n'ai pas entendu mon réveil »

Curieusement ce sont souvent les mêmes qui arrivent aussi en retard le soir :

« Désolé (e) je suis fatigué (e) en ce moment, je n'ai pas entendu mon réveil,

- La voiture ne voulait rien entendre !

- Il y avait des bouchons sur le pont. »

 

Entre ces deux extrêmes, l'accueil se fait plus ou moins dans le calme, selon l'affluence. L'enfant entre dans la classe après avoir accroché cartable et blouson au porte-manteau avec l'aide de ses parents (certains enfants sont trop petits en début d'année pour atteindre eux-même le crochet (!). On se salue et il va choisir une activité dans la classe, toujours accompagné de ses parents qui restent quelques minutes avec lui.

 

Là aussi des différences notoires entre les petits élèves.

L'un arrive, arborant un sourire éblouissant « Bonjour maîtresse », visiblement content de venir à l'école, l'autre se cache dans les jupes de sa mère ou s'y mouche ;) en pleurnichant, en fronçant les sourcils d'un air peu engageant, moi je dois quand même lui sourire sous peine de passer pour la méchante maîtresse...la maman comprendrait alors pourquoi son petit se cache ainsi.


Il y en a qui font de la résistance presque toute l'année. Au début je garde mon sourire et mon calme devant l'attitude renfrognée du cher petit et un jour, voyant que la maman ne réagit toujours pas, je renonce à sourire au gamin et j'essaie une autre méthode. Soit j'en discute tranquillement le soir après la classe entre quatre yeux (ou six) ; soit j'en parle au gamin après le départ de sa maman, quand il est redevenu charmant, en lui disant que « s'il veux que je m'occupe de lui, il faut aussi qu'il soit gentil quand il arrive le matin et dise bonjour. » Ça marche pas trop mal en principe.

 

Je me souviens d'une petite fille, qui allait jusqu'à me tirer la langue certaines fois, la maman était gênée bien sûr mais pas tant que ça en fait. En effet cette attitude de leur enfant peut aussi valoriser les parents, « Voyez comme il m'aime, il ne veut pas me quitter ! » S 'ils ne le disent pas ouvertement devant moi, je le ressens très fortement.

 

Les parents se culpabilisent aussi souvent de laisser leur petit à l'école toute la journée, les enfants le sentent très bien et en jouent souvent.

 

Il y a aussi le cas des enfants dont les parents sont séparés, ils jouent alors beaucoup sur l'affectif et le parent est tenté de se sentir un peu valorisé si leur enfant leur montre sa dépendance envers lui.

 

Je me souviens également d'une mère qui semblait surprise que son fils cadet ne réagisse pas comme l'avait fait sa sœur aînée qui hurlait quand sa mère partait. Lui arrivait en conquérant à l'école, souriant, heureux visiblement, je sentais parfois la mère tiraillée entre un sentiment de soulagement de voir que son fils s'adaptait aussi bien et...comme un regret de le voir la quitter sans état d'âme !

 

Une autre encore traînait dans la classe longtemps il fallait presque la pousser dehors !, son fils allant directement jouer avec ses camarades

 

« Mais tu ne me fais pas un petit bisou ? »

 

Tant et si bien qu'au bout d'un moment, le petit avait compris ce que sa mère lui demandait implicitement et c'est arrivé qu'il se mette à pleurer... pour lui faire plaisir.

 

Durant ce moment d'accueil, les enfants choisissent librement leur activité. Ils jouent dans les coins poupée, cuisine, voitures, constructions, lisent un livre dans le coin bibliothèque, dessinent, font un puzzle, un collier, de la pâte à modeler...

 

Les parents sont autorisés à rester un peu dans la classe le temps que l'enfant démarre son activité. La plupart respectent la règle qui est de ne pas s'attarder, il y a beaucoup de monde dans la classe à ce moment-là !


Moins de temps ils restent, mieux la séparation se passe, l'enfant comprend que ses parents ne sont qu'invités dans sa classe.

 

Certains ont plus de mal. Les femmes au foyer par exemple (de plus en plus rares), la classe est pour elles est un lieu de rencontres avec d'autres mères, elles papotent entre elles, je pourrai faire salon de thé ! ou s'éternisent avec leur enfant installé à une activité.

 

Plus j'avais de l'expérience, moins je laissais faire et à la fin, j'avais trouvé le biais : j'agitais la calebasse, le signal du rangement pour les petits, et la dernière maman se levait alors, l'air contris :

 

« Il faut que je m'en aille mon chéri, fais-moi un dernier bisou »

 

Ah ! Les bisous du matin !

Il y a des enfants pour lesquels ce ne doit jamais être le dernier « encore un bisou mamannnnnn ! »et ainsi de suite jusqu'à ce que le parent doive finalement s'enfuir, l'air coupable devant les hurlements du petit qui réclame encore et encore un bisou histoire de faire traîner le plus possible le moment fatidique du départ.

 

Les pleurs ne durent guère au-delà de la première semaine, voire la deuxième pour les plus sensibles. Ils cessent d'ordinaire très vite après le départ des parents.

Il y a des années où il y a davantage de pleurs et d'autres où ça se passe bien, c'est lié à l'effectif, moins il y a d'élèves, plus on a le temps de s'en occuper individuellement et de mieux les accueillir.

Pour les enfants pour lesquels cela durent davantage, il y a généralement une explication, on en discute alors, en particulier, avec les parents.

 

Un de mes élèves ne jouait pas la comédie, ses sanglots étaient discrets mais profonds, il me suivait partout, il me faisait mal au cœur, je sentais qu'il avait un réel besoin de sécurité. Quelques semaines après la rentrée son père se suicidait. Autant dire que toute l'année j'ai un peu privilégié cet enfant-là, très intelligent, très attachant.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 00:20

  DSC 0001-copie-1

L'insouciance comme une jupe légère

qui vole dans le vent de l'été

en dévoilant sans crainte les rires du présent

 

L'insouciance la belle téméraire

qui nous donne des ailes pour franchir

les obstacles du métal de la vie

 

L'insouciance des enchantements

d'une jeunesse de l'esprit

qui vagabonde dans les ruelles de l'oubli

 

L'insouciance de l'enfant qui joue

à inventer des chimères de soie

pour entrelacer ses rêves dans la nuit

 

L'insouciance de celui qui n'a rien à perdre

car ce qu'il possède est au-delà des biens terrestres

dans le parfum enivrant des plaisirs simples

 

L'insouciance comme un nectar

à boire sans fin en écoutant le silence

qui nous enveloppe d'une mousseline de brume

 

L'insouciance qui se lit dans le regard

des gens qui marchent sur le tapis rose

des souvenirs d'enfance heureuse

 

L'insouciance des belles amours

quand elles flottent sur le nuage vaporeux

des premières fois

 

L'insouciance des pensées vagabondes

qui nous surprennent au détour du chemin

le temps d'une pause dans le quotidien

 

L'insouciance le bonheur l'insouciance

Je cours après toi mais jamais plus tu ne reviendras

A présent la sagesse marche dans tes pas,

et c'est très bien comme ça ?

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 00:41

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Une jolie fleur dans les marguerites

Le printemps passe trop vite

Cueillons les fleurs

Avant que sonne l'heure

De l'herbe grillée

Dans le vent de l'été.

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 00:00

Mon-regard-sur-la-vie-0053.JPG 

Je m'appelle Arthur, j'ai eu trois ans cet été et maman et papa m'ont expliqué que j'irai maintenant à l'école.

L'école c'est une drôle de maison très grande, avec de jolies couleurs, de grands couloirs, plein de pièces, un drôle de jardin où il n'y a pas d'herbe mais du goudron comme sur la route, un petit toit avec des poteaux, des jeux sur lesquels on peut grimper.

Il y a des dames qui habitent cette grande maison et celles qui sont à côté aussi et elles s'occupent de plein d'enfants.

Les papas et les mamans emmènent les enfants dans une pièce de la maison mais ils n'ont pas le droit de rester alors il y a des enfants qui pleurent.

Il y a de belles images sur les murs, et puis des tables rondes, des tas d'étagères pleines de jeux, des endroits où on peut jouer avec des petites voitures, des poupées, des caisses de jeux de construction, un endroit plein de coussins pour lire des livres, une étagère avec des crayons de couleur et du papier pour dessiner, une autre avec des tas de pinceaux. Moi je ne sais pas trop quoi faire alors la maîtresse me demande si je veux faire un beau dessin pour maman.

C'est chouette tous ces jeux, le problème c'est qu'il faut les partager avec les autres enfants et ça c'est pas facile.

Il y a des copains qui pleurent, heureusement les deux dames dans la classe nous disent que les papas et les mamans vont bientôt revenir nous chercher.

Oui mais c'est long "bientôt" et quelquefois on repleure.

Au bout d'un moment la dame qui s'appelle la maîtresse, prend une espèce de ballon et fait du bruit avec, elle nous dit que ça veut dire qu'il est l'heure de ranger les jeux mais moi j'ai pas fini mon dessin alors je ne suis pas content car je voulais le donner à maman ce soir.

Ensuite la maîtresse nous fait asseoir sur un tapis par terre, en rond, les jambes croisées. Moi j'arrive pas à croiser mes jambes comme les petits indiens, mes jambes restent droites, la maîtresse vient m'aider.

Et puis elle va chercher son doudou, il s'appelle Popi, il est rigolo Popi et puis il a plein de salopettes, avec une couleur pour chaque jour de la semaine. Popi nous dit bonjour et on doit lui répondre si on est là. Moi j'aime bien ce Popi. Peut-être que la maîtresse voudra me le prêter.

Chic on va manger un petit goûter, des madeleines, hum ! Il y a des enfants qui n'aiment pas ça mais ils goûtent un petit bout quand même. Après on doit mettre sa timbale dans la bassine puis aller faire pipi dans les toilettes à côté de la classe.

On revient sur le tapis pour chanter des petites chansons marrantes où il faut taper des mains et des pieds et cacher son pouce. Il y a des petits copains qui sont un peu coquins, ils font des galipettes sur le tapis, et puis ils crient, la maîtresse dit qu'il ne faut pas crier dans la classe car ça fait mal aux oreilles.

Après c'est super parce qu'on va s'asseoir autour des tables pour faire du travail : de la pâte à modeler, ou un collier, ou un dessin. Moi j'ai envie de faire de la peinture mais la maîtresse explique qu'on en fera plus tard.

Maintenant il faut aller dans le couloir mettre son blouson car on va jouer dehors. Je ne sais pas mettre mon blouson tout seul alors la maîtresse m'aide un peu.

Il y a d'autres enfants avec nous dehors, ils courent et ils crient un peu fort, moi je reste à côté de la maîtresse car j'ai un peu peur des "grands".

Et puis il y a une drôle de musique : on doit se mettre les uns derrière les autres avant de rentrer dans le couloir.

La maîtresse nous dit que c'est bientôt l'heure des mamans et des papas mais il y a des petits enfants qui vont manger à la cantine, moi je suis bien content d'aller manger chez ma maman.

Alors on reprend son cartable, je ne me rappelle plus où j'ai accroché le mien mais heureusement il y a ma photo au-dessus de mon porte-manteau. Il y a un petit copain qui s'est "trompé" de cartable, il a pris celui où il y a "Winnie l'ourson" parce qu'il le trouvait beau.

Après avoir mangé je suis revenu à l'école pour dormir, j'avais mon doudou heureusement. Qaund je suis entré dans la salle où il y a plein de lits il y avait des copains qui dormaient, alors chut ! il ne faut pas faire de bruit ! J'ai mis un moment avant de m'endormir car c'est la première fois que je dormais dans ce petit lit et j'arrêtais pas de bouger.

Ca fait du bien de dormir un peu, après j'ai joué dans la classe avec les autres et puis la maîtresse nous a raconté une histoire, on a bien rigolé car elle faisait des tas de grimaces.

On a aussi chanté les petites chansons où il fallait taper des mains et des pieds, et puis aussi cacher son pouce qui dormait.

On s'est assis autour des tables pour faire du travail. Moi je devais mettre des jetons sur une grille où il y avait un dessin avec quatre couleurs mais je me suis un peu trompé.

On est sortis dehors mais il y avait moins de copains, c'était bien.

Et puis la  musique nous a dit que c'était l'heure des papas et des mamans, on a emporté un cahier tout neuf dans notre cartable, la maîtresse a dit qu'il ne fallait pas dessiner dessus, que c'était pour que les papas et les mamans lisent les lettres. J'ai aussi emporté mon dessin pas fini.

J'étais super content quand maman est arrivée, j'ai couru vite dans ses bras.

 

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