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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 23:55

L'école est finie – Chapître deux – Premier trimestre -

 

 

 

1 – Pleurs et grincements de dents

 

L'année scolaire comme tout le monde le sait est composée de trois trimestres. Chacun d'eux comporte deux périodes, à part le dernier qui est entrecoupé de ponts (sauf les années où les jours fériés tombent un week-end !)

 

Après le rush de la rentrée, que j'ai pris le temps de décrire parce que c'est sûrement le moment le plus condensé de l'année en travail et en émotion, il faut aux élèves de petite section jusqu'aux vacances de la Toussaint pour prendre leurs repères.

 

Le matin c'est souvent un déchirement de se séparer de maman-papa, pleurs, cris, trépignements... une épreuve pour les bambins, leurs parents et nos oreilles ! D'autant que lorsqu'il y en a un qui commence, les autres à peine calmés remettent ça de plus belle et c'est le concert dans la classe.

 

Les parents encore présents nous regardent d'un air effaré. Si ce n'est pas le leur qui pleure, ils sont plutôt compréhensifs :

 

« Quelle patience vous avez ! 

Je ne sais pas comment vous faites !

Vous devez être épuisée le soir ? »

 

Si c'est leur petit qui hurle quand on le prend de leurs bras :

 

« Ne pleure pas chéri, maman-papa reviennent te chercher très vite ! »

 

et en me regardant :

 

« Vous croyez qu'il va se calmer ? Ça me fend le cœur de partir en le voyant comme ça. 

Ne vous inquiétez pas, en général ça passe très vite, dès qu'il ne vous verra plus »

 

C'est vrai la plupart du temps, quand les parents sont hors de vue les pleurs s'amenuisent. Il reste alors à consoler les plus sensibles, les plus jeunes, ceux de la fin de l'année qui ont encore plus de mal à comprendre ce qui leur arrive, se sentant abandonnés.

 

 

J'essaie,avec l'aide de l'atsem, de calmer les uns et les autres, la meilleure façon étant la diversion :

 

« Regarde Lucas, ce petit chat (une peluche, une image, tout peut faire l'affaire),

Tu viens avec moi nourrir le poisson rouge ?

Je vais te donner une feuille et tu vas faire un beau dessin pour maman, tu le lui donneras ce soir »

 

 

N'oublions pas qu'ils découvrent du haut de leurs trois ans, moins pour certains, un univers pour le moins surprenant et pas vraiment sécurisant.

 

Ils se retrouvent, à peine sortis de crèche, pour les plus chanceux du point de vue de l'adaptation, ou de chez leur nounou, ou encore, plus rare de nos jours, du foyer familial avec maman qui a pris un congé pour s'occuper d'eux, propulsés dans la collectivité avec tout ce que cela entraîne.

 

Ces jeunes enfants bénéficiaient jusqu'alors d'un encadrement adapté à leur âge, avec davantage de personnes autour d'eux. Plus ils sont petits, moins ils sont autonomes,

et pourtant ce n'est apparemment pas ce que pensent nos ministres successifs qui ont tendance à augmenter les effectifs pour supprimer du personnel (maintenant c'est le tour des crèches de subir cette loi du rentable).

 

A l'école maternelle on surcharge donc les classes, trente/trente-cinq voire plus car,

comme me l'avait dit un directeur à qui je me plaignais de l'effectif surchargé :

 

« Mais Jacinte, 30 en maternelle c'est normal ! »

 

Je suis partie voir ailleurs à la recherche d'une classe plus allégée. J'ai trouvé l'école « idéale », une classe de 26 élèves, un environnement sympa avec une grande cour, des arbres, du sable... et des collègues accueillants avec lesquels je me suis tout de suite sentie à l'aise.

 

Cela a duré trois ans... jusqu'à ce que cette vieille, mais sympathique école, soit vendue au bénéfice d' une toute neuve beaucoup moins conviviale. Ma nouvelle classe sentait bon le neuf mais elle était un peu plus petite que la précédente et surtout on l'a remplie avec plus d'élèves...

 

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Mémoire : L'école est finie
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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 00:00

         Voici maintenant un texte, en forme de lettre, que j'avais écrit il y a un an et demi, un peu après la rentrée 2009... j'ai choisi de le laisser tel quel, brut et sincère.... c'était le début de ma dernière année d'école et je ne le savais pas encore à ce moment-là...

 

 

Il y a une semaine c'était la rentrée de mes 33 élèves de petite section. Il faudra encore "patienter" quelques semaines, disons jusqu'à la Toussaint pour qu'eux et moi on y voit un peu plus clair, qu'on prenne nos repères, qu'on essaie de s'y retrouver dans le tourbillon des matinées (l'après-midi il y a la bienheureuse sieste, tant enviée par les collègues de primaire !)

Je me suis "amusée" depuis à faire quelques calculs, un comble pour moi qui ai toujours eu un gros problème avec les maths.

Le jour de la rentrée, à 9 h, il y avait dans la classe 105 personnes, de toutes tailles ;-) si on compte les petits, leurs parents, et nous trois (l'Atsem, l'instit spécialisé venu nous donner un coup de main, et moi).... un beau charivari et la tête qui tourne en essayant de se rappeler de la bouille et du prénom du bambin que j'accueillais (la queue pour rentrer dans la classe !) et des quelques recommandations : « c'est sa mamie qui viendra le chercher », « il reste  à la cantine », « il ira au périscolaire à partir de lundi », « il revient dormir à l'école », etc etc etc...)


Papa et maman partis, les pleurs de quelques-uns à calmer, merci Alain pour ton aide précieuse, il est instit spécialisé en psychologie, vous savez un de ces postes que l'affreux Darcos et son successeur ont commencé à supprimer..., on a commencé à faire connaissance.



Les jours suivants ont été les premiers essais de mise en place d'organisation afin de "gérer" (le mot à la mode pour tous les corps de métier) le groupe :

 
- les moments de regroupement, je devrais dire d'attroupement,  sur le tapis... je défie quiconque de faire rester tranquilles trente et quelques enfants de 2 à 3 ans, en même temps, plus de quelques minutes sur un tapis en attendant que l'atsem nettoie les tables après le goûter et mette en place le matériel des ateliers..

 
- le passage "obligatoire" aux toilettes, heureusement il y en a quatre, il en était prévu deux seulement au départ ( le sacro-saint budget), sinon c'est des moments "perdus" à changer quelques pantalons.


- l'habillage avant la sortie et je ne parle pas de l'hiver avec les bonnets, écharpes, gants, blousons, pas toujours "marqués" et que les petits ne savent pas souvent reconnaître, ni mettre seuls.


- entre ces "activités" d'ordre pratique, on arrive à faire quelques ateliers, normalement on va à l'école pour ça  : peinture, dessin, pâte à modeler, puzzles, en expliquant aux enfants qu'on doit rester assis pour terminer même si on a envie de faire autre chose         "c'est quand que je fais la peinture ?"

Encore un calcul intéressant : pour ces 33 bambins, j'ai environ 10 mn à leur consacrer "individuellement" dans la journée, si je fais la division des 6 heures de présence par jour,  à cet âge où on a besoin d'avoir l'attention de l'adulte, c'est difficile pour eux de comprendre que la maîtresse doit se partager tout comme les jeux de la classe avec tant de petits copains...

Puis c'est l'heure des papas-mamans, ou des mamies-papies, ou des tatas-tontons.... encore un calcul : c'est à peu près 170 "têtes" à retenir le plus vite possible pour éviter de confier l'enfant à un inconnu.... Ma première frayeur hier lorsqu'un papa vient chercher sa fille qui n'était pas à l'école ce jour-là, n'ayant pas été prévenu par sa femme qu'elle était malade, assez énervé !... j'ai eu peur que la fillette se soit sauvée le matin sans que je m'en aperçoive !



Devant cette année qui s'annonce difficile, je me dis tous les jours qu'il faut que je positive si je veux que ça fonctionne, pour le moment je me sens plutôt  négative, attendant les après-midi, les mercredis et les week-ends, les vacances, la grippe A (!) pour recharger les batteries et comptant sur mon sens de l'humour et l'amour (malgré tout) de mon métier, ou devrais-je dire l'amour des enfants,et non du métier.... pour tenir le coup.


J' écris aussi pour vous parents, futurs parents, car vous seuls pouvez quelque chose pour vous battre contre cette politique des classes surchargées, pour le bien de vos enfants ! Nous, enseignants, on ne peut rien faire, nos grèves sont critiquées, rendues inutiles par le service minimum mis en place et notre moral analogue à celui de maints salariés du monde capitaliste actuel.... en berne et fataliste.

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Mémoire : L'école est finie
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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 16:14

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      Photo Décade Photographie (merci à Claudine Vigneron)

 

 

Te mettre au monde

le cœur en fête

et rempli d'espoir

te voir grandir

pas trop vite

et profiter de ton enfance

de ces moments magiques

qui ne reviennent plus jamais

te voir trébucher

sur les pavés de l'adolescence

et puis tomber au seuil de l'âge adulte

en essayant maintes fois

de te relever

te voir partir enfin

vers un bonheur

trop fugace

et comprendre enfin

que jamais plus

je ne pourrai soigner tes bobos d'enfant

tu es une femme, un homme

et si je suis encore ta maman

je ne peux plus panser tes plaies

elles sont trop vives

le mercurochrome ne suffit plus

et je ne sais plus comment faire

c'est à toi maintenant

de guérir ta vie tout (e) seul (e)

toi l'enfant devenu grand.

 

 

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Poème
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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 21:43

     La veille de la rentrée, les maternelles ouvrent leurs portes aux futurs élèves accompagnés de leurs parents. Il s'agit à la fois de se présenter les uns aux autres, de faire découvrir la classe et, de déposer ce jour-là le matériel demandé pour la rentrée :une boite de mouchoirs, un sac de rechange, 20 € pour les goûters de l'année (on fait un goûter collectif et je dois faire les achats pour la classe une à deux fois par semaine)

Pour la petite section ce moment de pré-rentrée est à la fois redouté et attendu par les enfants, leurs parents et... la maîtresse qui est dans ses petits souliers !

Durant deux heures c'est le défilé dans la classe :

« Bonjour, comment t'appelles-tu ? Moi je suis ta maîtresse, je m'appelle Jacinte et si tu veux tu peux aller visiter la classe avec ta maman (ou ton papa ou ta mamie ou... tous à la fois) »

Les enfants réagissent très différemment, certains font la tête, se cachent derrière les jambes de maman, refusent de dire un seul mot. D'autres au contraire me font un bisou, se présentent gentiment et commencent à me raconter leur vie :

« T'as vu mon cartable Winny l'ourson (ou Dora) c'est ma maman qui l'a acheté. Elle est grande ta maison (en parlant de l'école), tu dors où ? Mon papa il est au boulot. Ça c'est mon doudou, il est gentil. »

Quelques mots rapidement échangés avec les parents pour prendre quelques renseignements tout en leur tendant une fiche à remplir, et leur donner quelques consignes importantes :

« Va-t-il à la cantine ?

Qui vient le chercher habituellement, notez bien toutes les personnes habilités à venir le prendre à la sortie car je ne peux le confier à n'importe qui.

Est-il inscrit au périscolaire ?

Prend-il le car ?

Y a-t-il quelque chose de particulier que vous voudriez me signaler ? »

 

Bien entendu, j'ai prévu pour me souvenir de tout ça, un tableau que je remplis au fur et à mesure de croix signalétiques. J'essaie de glaner quelques informations sur les futurs petits élèves. Je vois très vite, l'expérience aidant, s'il s'agit d'un timide (rare de nos jours), d'un agité (speed est le mot usité par les parents... et c'est beaucoup moins rare), d'un sensible (mais pour cela il faudra attendre quelques jours car les premiers temps il y a forcément des pleurs, avec la peur de se retrouver dans un monde totalement inconnu sans les parents).

 

Ce jour-là les enfants sont généralement à l'aise car leurs parents sont là, ils jouent dans les coins, dessinent, s'observent du coin de l'œil.

Je suis assistée de mon atsem, qui se présente elle aussi aux enfants, les guide vers les jeux pendant que je prends les renseignements auprès des parents.

Pour tout dire c'est vraiment éprouvant de recevoir tant de monde à la fois, les parents font littéralement la queue pour me parler cinq minutes. Certains, sont déjà plus accaparants que d'autres, et ne semblent pas se soucier de l'attente provoquée par leurs multiples questions. Il faut savoir faire preuve de concision et finir par leur dire :

« Désolée, on en reparlera si vous voulez mais je dois m'occuper des autres personnes »

J'ai l'impression d'être davantage une préposée derrière un guichet qu'une institutrice accueillante et à la fin des deux heures mon sourire est un peu crispé.

Une fois les tous derniers parents-enfants partis de la classe, je pousse un ouf de soulagement, vite remplacé par un regard désespéré sur la classe toute chamboulée qu'il va falloir ranger.

Je regroupe les fiches de renseignements pour y jeter un œil dans la soirée afin d'essayer d'emmagasiner le maximum d'informations pour éviter les oublis les jours à venir.

Une des grandes difficultés de ce niveau tient au fait qu'on doit se souvenir de tout, à la place des enfants qui bien entendu sont trop jeunes pour savoir s'ils mangent à la cantine ou pas, qui vient les chercher et d'autres infos non négligeables... il faut bien une quinzaine de jours pour commencer à y voir plus clair !

Une de mes appréhensions : ne pas reconnaître le visage du parent qui vient chercher le petit, sachant qu'on doit se mettre en tête plusieurs personnes par enfant X plus de trente ! D'où l'importance de noter tous les noms...

Quand on a affaire à des parents organisés, qui rendent les papiers à temps, qui nous mettent au courant du moindre changement, ça aide beaucoup mais... ce n'est pas le cas de tout le monde ! Il y en a qui s'imagine que la maîtresse a un cerveau élastique qui peut contenir une foule d'informations et même qu'elle peut en deviner certaines.

Des exemples ?

Ceux qui rendent systématiquement en retard de quelques jours le papier ou le petit matériel demandé, qu'il faut rappeler à l'ordre chaque soir,

Ceux qui arrivent le dernier jour de délai avec un billet de 10 € pour régler une petite somme de 1 € 50, demandée quinze jours avant, (dans une enveloppe au nom de l'enfant s'il vous plait merci c'est plus facile ensuite pour moi....)

Vous me trouvez tatillon ? Imaginez le boulot le soir pour trier tout ça et se souvenir que Mme Machin n'avait pas de monnaie et il faudra penser à lui rendre demain...que ce billet de 5 € est celui de Mr Truc qui n'avait pas d'enveloppe à la maison...

Ceux encore qui changent d'avis le matin pour inscrire finalement aujourd'hui Lucie à la cantine car on a des courses à faire à Nantes...

Ceux qui oublient de venir chercher l'enfant le soir et qu'on est obligé d'appeler au tél pour prévenir que on va le mettre au périscolaire en attendant...hurlements du petit qui ne comprend rien et pour cause !

Ceux qui sont systématiquement en retard, matin, midi et soir et qui arrivent en courant, avec un air contrit :

« Désolé, il y avait des bouchons sur le pont 

Elle m'a fait la comédie pour venir à l'école ce matin ! »



Je reprendrai ultérieurement le listing concernant les rapports avec les parents car il y en a à raconter !

Aujourd'hui, ce n'est que la pré-rentrée, j'essaie de positiver le premier soir en me disant que la plupart des petits « ont l'air mignon comme tout » et que les parents « ont l'air assez sympa dans l'ensemble »



Je vérifie avant de partir que tout est en ordre pour le grand jour, que ma préparation est au top, aussi bien en théorie qu'en pratique(l'avantage de ce niveau c'est qu'il est inutile de prévoir de nombreuses activités les premiers jours, ce qui compte c'est avant tout d'apprivoiser les petits élèves, d'apprendre à se connaître, de leur présenter leur nouvel environnement etc...



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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Mémoire : L'école est finie
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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 20:18

 Les heures passent vite, le jour J se rapproche à grands pas, l'école est maintenant une véritable ruche où tous s'activent dans les couloirs, les salles, les classes, sur la cour.

Les Atsem mettent la touche finale au ménage, il faut que ça brille ! Elles nous donnent un sérieux coup de main pour la préparation matérielle, y vont de leurs conseils, souvent avisés :

« On met des boites de mouchoir sur le meuble de l'entrée ?

Tu as prévu d'autres rechanges ?, on n'a plus beaucoup de petites culottes, les mamans ne les rapportent pas toujours !

On pourrait peut-être pousser un peu plus le chevalet, ça gagnerait de la place.

Tu veux que j'installe les étiquettes au-dessus des porte-manteaux ?

Tu préfères que je commence par quoi ? »



Ceci c'est dans le cas où on s'entend bien avec l'Atsem qui travaille avec nous, si elle n'a pas été réquisitionnée  ailleurs dans l'école pour aider au ménage, et si on lui a accordé suffisamment d'heures...

La bonne entente avec l'Atsem qui travaille à nos côtés est primordiale et pourtant ce n'est pas toujours évident.

Ces femmes sont mal payées pour leur travail auprès des enfants, leurs horaires, leur polyvalence, la somme de travail qu'elles effectuent. Elles ne touchent que le smig, sans augmentation de celui-ci par rapport à leur ancienneté. Ceci dans le privé, j'ai appris qu 'elles étaient mieux payées dans le public, tant mieux pour elles, c'est mérité.

Leur statut peut donc leur paraître un peu ingrat par rapport au nôtre. Si on a la charge effective de la classe, l'entière responsabilité, et bien entendu la préparation pédagogique avec tout ce que cela entraîne une fois la classe terminée, réunions, concertations, multiples recherches, l'Atsem est bel et bien présente à nos côtés dans les tâches matérielles inhérentes à ce travail.

Elle est présente auprès des enfants, parfois plus proche d'eux car nous enseignant, garant de l'autorité, on se doit de garder une certaine distance, même si en maternelle on est bien évidemment près des petits.

En théorie l'Atsem doit en référer à notre autorité avant d'accomplir telle ou telle tâche mais dans la pratique c'est impossible, on lui fait confiance et on lui confie par exemple un atelier au moment où les enfants travaillent en groupe, à cet âge ils ne sont pas autonomes. Notre rôle étant d'expliquer,à l'Atsem ce qu'on attend d'elle.



Ayant changé d'école régulièrement, j'ai eu affaire à différentes personnalités. Si je me suis bien entendue avec la plupart d'entre elles, dont une avec laquelle j'ai gardé un contact amical, il est arrivé que cela se passe mal avec deux d'entre elles.

La pire situation, je l'ai connue dans la vieille école dont j'ai déjà parlé plus haut, à propos de collègues installées là depuis leurs débuts et de la vétusté des murs.

L'Atsem qui travaillait avec moi faisait la tête quasiment en permanence ! C'est très désagréable à vivre au jour le jour. Elle passait une bonne partie de son temps, qui normalement devait être en présence dans la classe, à balayer...les graviers sur la cour... un vrai Toc !

L'ambiance de cette école était déplorable, les gens attachés à leurs habitudes se connaissaient tous en dehors de l'école. Je pense qu'elle me faisait payer ma différence d'avec l'instit que je remplaçais qui avait enseigné dans l'école durant plus de 20 ans !

Dès que j'ai pu je me suis envolée, profitant de « l'opportunité » d'une fermeture de classe (on a alors droit à une priorité 1 pour le reclassement, j'ai sauté sur l'occasion, ne manquant pas de me faire mal voir par une autre collègue, bien plus hypocrite que moi et qui aurait voulu profiter de l'aubaine pour se rapprocher de son domicile... dans ce cas-là je n'avais aucun scrupule à lui passer devant, ayant beaucoup plus d'ancienneté qu'elle. Autant dire que la fin d'année a été encore plus horrible à vivre !)

Pendant les cinq dernières années, passées ensuite dans une école où je me plaisais, j'ai travaillé avec un « cas ».

La première année, l'Atsem, appelons-là Marie, et moi nous étions complices, on s'entendait très bien, on riait beaucoup. A la suite d'un quiproquos , notre complicité s'est hélas dégradée. A la fin de l'année, un jour, elle était partie en courant de la classe, en me criant :

« J' ai rendez-vous avec Mr le Directeur » le soir, quand j'ai demandé de quoi il s'agissait, la seule réponse a été « Je lui ai dit que je m'ennuyais » !!

J'ai eu bien du mal à comprendre la signification exacte du mot ennui venant d'une personne qui courrait tout le temps, dans une classe où on est sollicité en permanence par les petits...

Elle m'a expliqué beaucoup plus tard, qu'elle aimait les changements, qu'elle avait besoin d'être en activité tout le temps, en speed, sinon elle « déprimait »...

Par la suite, c'était cyclotimique : durant quelques mois, elle boudait, faisant son travail auprès des enfants sans entrain, me lançant des sous-entendus devant eux régulièrement, attendant que je lui explique tout de A à Z, ne prenant plus aucune initiative, ne m'assistant plus pour m'éviter les oublis (il faut en permanence penser à tout dans une journée de classe), bref, ce n'était pas drôle du tout !

Cela se terminait invariablement de la même façon quelques semaines plus tard : je craquais et lui demandais de s'expliquer sur ce qui n'allait pas !

J'ai toujours eu horreur des bouderies, je préfère les explications, la communication, même si j'avoue une certaine crainte du conflit.

Ensuite ça semblait aller mieux, durant quelques temps, une véritable lune de miel où notre précédente entente revenait. Je gardais toujours cependant à l'esprit que cela ne durerait pas et, sur un autre malentendu, effectivement, c'est ce qui se passait... cela a été ainsi bon an mal an, les trois dernières années.

Tout s'est bien terminé car, un jour que j'avais réellement craqué, pour des raisons familiales assez graves, j'étais à fleur de peau et ce jour-là je ne supportais plus sa bouderie, elle a eu la bonne idée d'aller chercher le directeur. Il s'ensuivit une discussion animée, en sa présence, qui a débloqué, pour les six derniers mois, cette pesante situation.



J'ai pris le temps d'expliquer ces rapports pas forcément évidents entre Marie et moi sachant qu'on passe la journée entière ensemble auprès des enfants et que ceux-ci sentent très bien s'il y a ou non tension entre les adultes qui s'occupent d'eux.



Dois-je préciser que la différence de statut expliquée plus haut, n'arrange pas nos rapports, d'un côté on se doit de travailler main dans la main, de l'autre, il faut bien que nous, enseignants, nous soyons un peu « chef » et dictions nos aspirations pour la classe dont on a la charge. Alors où trouver le juste milieu entre la copinerie et la tyrannie ? Comment éviter une certaine jalousie ?

Pas facile non plus, encore une fois, de débarquer dans une école, avec nos propres méthodes de travail et de devoir demander à l'Atsem en place depuis parfois de nombreuses années, de changer les habitudes prises avec l'instit qui nous a précédés.

J'ai appris par la suite, que celle qui était dans la classe avant moi, coachait en permanence Marie, un peu comme une mère. Préférant quant à moi travailler de manière plus autonome et en confiance avec elle, l'adaptation n'a pas été facile.

Elle était souvent perdue, voire paniquée quand elle devait prendre une initiative ou quand je bouleversais une de ses habitudes.



La rentrée c'est donc tout ça aussi, la reprise de contact avec les uns et les autres, collègues, atsem, et tous ceux que l'on côtoiera durant l'année scolaire, avec plus ou moins de bonheur.







 

 

 

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 17:54

récolte de pétales

 

Pétales

 

Sur la palette du jardin

de la plus modeste des fleurs

à la rose flamboyante

les pétales telles des taches de couleur

posent ici et là

dans les coins et recoins

sous les branches du bouleau

devant la haie de thuya

autour de la terrasse en bois

leurs notes colorées.

 

Le vent de ce matin

s'est amusé à déshabiller les fleurs

et à disperser leurs pétales

ça et là

dans les coins et recoins

sous les branches du bouleau

devant la haie de thuya

autour de la terrasse en bois

dans un panier d'osier

je les ai récoltées.

 

Pétales de roses

nettoient la peau

Pétales de coquelicots

colorent l'infusion

Pétales de mauve

ajoutent la touche douceur

à la tisane du soir

Pétales parfumées

en sachets de papier

vous dormirez quelques temps

au fond du tiroir

et l'hiver venu

votre parfum me rappellera

ce printemps coloré

de pétales éparpillées

par le vent léger.

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 00:42

6 – Réunion de rentrée



La fin de cette semaine d'installation sonne l'heure de la première réunion de l'année, une des plus importantes puisqu'il s'agit de nous retrouver entre collègues, anciens et nouveaux, autour du directeur, pour démarrer la nouvelle année scolaire.

Un tour de table, avec la présentation des nouveaux venus. On s'appelle par son prénom, on se tutoie, c'est la règle dans toutes les écoles.

La gent féminine est toujours fortement représentée dans ce corps de métier. Cela tient sans doute au fameux instinct maternel, qui attirent les femmes vers les enfants, cela tient aussi, pour certaines, au fait qu'elles-mêmes étant mères, voient les bons côtés d' un métier qui leur permet de s'occuper de leurs propres enfants les mercredis et sur le temps des vacances.

Les hommes eux, préfèrent les boulots mieux rémunérés, et qui leur ouvrent des perspectives de promotion. Sans doute aussi, la patience requise dans ce métier, est-elle davantage l'apanage des femmes ? En maternelle, c'est particulièrement évident, très peu d'hommes choisissent ce niveau, perdus quant il s'agit de gérer une trentaine de petits bruyants et agités.

J'ai toujours trouvé dommage qu'il y ait si peu d'hommes, l'ambiance est souvent meilleure dans les écoles où ils sont davantage représentés et c'est une féministe qui écrit cela !

Je n'ai jamais été attirée ni par les cancans, ni par les chichis, je suis franche et nature et je m'entends bien avec les hommes pour cela, travailler dans un monde essentiellement féminin m'a souvent pesé.

Dans l'école où j'ai terminé ma carrière il y avait un quota masculin non négligeable et cela se ressentait dans les rapports entre collègues, plus francs, plus naturels, plus ouverts, moins hypocrites et surtout sans coups-bas. Le fait d'arriver en nombre dans une école est aussi facteur de meilleure intégration, nous étions cinq nouveaux dont trois hommes, et tous à peu près de la même génération. Je garderai un très bon souvenir de ces années-là.

Par contre, arriver seule dans un établissement où les habitudes sont bien installées, je pense à une vieille école où je ne suis restée que deux ans heureusement, avec des instits en place depuis des années, c'est une vraie galère ! Il ne fallait surtout rien changer, toute nouveauté étant prise pour une attaque à l'ordre établi depuis si longtemps. Je me souviens d'une des collègues, arrivée après le bac dans l'école, n'ayant jamais changé de classe, vivant dans la même commune depuis toujours, connaissant tout le village ou presque... l'entente n'était pas franchement cordiale entre nous. Nouvellement arrivée, c'était à moi de faire mes preuves, à chaque fois, prendre mes repères, me débrouiller, me fondre dans le moule.



Durant cette première matinée de pré-rentrée, nous faisons le tour des paperasses à remplir, on nous donne la liste définitive de nos élèves :

Chic il y en a un en moins !

Zut, il m'en a rajouté deux !

On enchaîne par tout un tas d'informations diverses : relecture du règlement décidé en fin d'année, casse-tête du planning de la salle des sports qu'on doit se partager, une fois que les autres écoles de la commune se sont largement placées..., rappels des consignes, des horaires, élaboration du planning des surveillances de la cour, du portail, listing des abonnements annuels, dates des futures concertations (les deux dernières années il y en avait de plus en plus le mercredi matin, les autres étant fixées le soir après la classe, longues journées fatigantes certes mais au moins on était sur place), palabres sur les nouveautés à intégrer etc etc etc...

La tête qui tourne déjà, à midi on se retrouve à la cafétéria du supermarché du coin pour échanger nos premières impressions.

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 23:14

pétales de roses

Eau de rose

 

Faire bouillir ¼ de litre d'eau, y ajouter une poignée de pétales de roses, infuser hors du feu 20 mn, filtrer, mettre dans une petite bouteille hermétique stérilisée. Se conserve 6 mois. Tonique naturel, complément nettoyant, rafraîchit, hydrate, adoucit, purifie.



 

 

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Photos en poésie
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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 01:00

5 – Affichage



Maintenant que les meubles et leur contenu ont trouvé leur place dans l'espace, il faut songer à ce qui va orner les murs et servir de repères aux petits élèves.

Je reprends la liste qu'on m'a donnée fin juin et après un travail sur le pc pour faire quelques tableaux, je commence le découpage des étiquettes-prénoms.

Il faut en installer au-dessus de chaque porte-manteau. Durant une bonne partie de l'année la photo de l'enfant y est associée jusqu'à ce qu'il reconnaisse son prénom tout seul, un grand moment de fierté pour lui et pour ses parents !

D'autres servent à l'affichage sur le tableau de présence : chaque matin, l'enfant accroche lui-même sa photo + prénom quand il arrive dans la classe... d' ailleurs, il vaut mieux être dans les derniers arrivés, c'est plus facile de retrouver sa photo dans le tas.

D'autres encore servent au tableau de cantine

« Nan ! J' veux pas y aller !

- Mais tu sais bien que maman revient te chercher ce soir,

- Nan ! J' veux pas manger à la cantine ! »

- Mais mon loulou, maman travaille, c'est comme ça »

Eh oui, les journées sont bien longues pour ces bouts-de-chou. Beaucoup restent le midi, et pour peu qu'ils aillent dès le matin à l'accueil péri-scolaire, parfois encore le soir... faites le calcul : ça leur fait des journées d'adulte !

La cantine est loin d'être une partie de plaisir pour les plus jeunes, un endroit très bruyant, surpeuplé, un personnel restreint qui a peu de temps pour s'occuper de tous comme il le faudrait, tout cela n' a rien à voir avec les repas pris à la maison.



Revenons aux étiquettes... j'en installe aussi sur les casiers où ils iront ranger leurs travaux.

Le but de tout cela est bien évidemment une première approche de la lecture, on commence par l'affectif : le prénom. Certains enfants le reconnaissent très vite, d'autres mettront plus de temps et pour quelques-uns, il faudra attendre l'an prochain. Chacun son rythme et j'ai toujours essayé de respecter celui de chacun, si on ne le fait pas en petite section... cela ne s'arrange pas dans les classes suivantes.

On voit depuis quelques années s'accentuer la pression dès la maternelle, la grande section est bel et bien devenue un pré-CP. Les parents ne sont pas les derniers à vouloir que leur enfant avance rapidement, oubliant les étapes essentielles qui précèdent les apprentissages fondamentaux. Ils n'ont que trois ans ! Laissez-les évoluer à leur rythme !



Outre les tableaux de présence, l'affichage sur le mur devant le coin-rassemblement, est complété par divers panneaux.

  • L'un sert à présenter la météo, il n'y a pas qu' à la télévision ou avec les voisins qu'on parle de la pluie et du beau temps... les enfants sont ravis de scruter le ciel pour donner leur avis sur le temps de la journée. Là aussi, chaque jour et chacun leur tour, ils placent une étiquette face au symbole qui convient,

  • L'autre expose les ateliers de la matinée, les élèves étant répartis en groupes de 5/6 ou 7 (au maximum, les années « chargées ») pour faire les activités prévues,

  • Une frise aide à mieux comprendre le déroulement d'une journée de classe et, surtout en début d'année, s écurise un peu les plus craintifs : là, tu vois, on va en récréation, puis je raconte une histoire et ensuite c'est l' heure des mamans !

  • Selon la saison, le thème, « projet » dans le jargon pédagogique, du moment, il y a affichage d'images, de photos en référence. A cet âge le langage a besoin d'un support , ce sera donc pour l'heure des photos de rentrée : des enfants et leur cartable, des enfants en ateliers, une cour de récréation etc...

Dans une classe maternelle on n'a pas souvent de tableau, il faut se débrouiller avec les murs ou... les portes de placard.

On doit souvent bricoler, au mieux faire installer un panneau de liège ou un velleda. Lapâte à fixest l' indispensable fourniture à avoir toujours sous la main ! Gare au scotch qui arrache la peinture, aux punaises qui se tordent... interdites par le proviseur du collège dont j'ai parlé plus haut (ben oui les murs étaient tout neufs, il ne fallait surtout pas faire un seul trou ! les collégiens et primaires avaient eux bien sûr un grand tableau velleda, quant à nous il fallait nous débrouiller pour ne laisser aucune trace de nos multiples accrochages de l'année... cela va sans dire qu'on a un peu désobéi ! Les murs d'une classe sont faits pour être ornés des œuvres de nos élèves, pas peu fiers de les montrer à leurs parents :

« T'as vu maman – papa ma peinture ? Elle est belle hein ? »



Chaque école est particulière, elle a ses rites, ses habitudes, ses murs... vieux la plupart du temps, mais finalement ça a l'avantage de pouvoir continuer à les abîmer en y collant tout ce qu'on veut... sauf quand vraiment la peinture s'écaille et que le dessin tombe à peine installé !

Je me souviens d'une école dont les murs étaient tellement humides que lorsque j'ouvrais le placard ça sentait le moisi, j'ai fait la bêtise d'y entreposer un de mes bouquins qui depuis est resté gondolé et en partie piqué... la misère de beaucoup d' écoles privées de Bretagne n'est plus à démontrer ;)

Souvent on faisait du cache-misère : dans une autre école, il y avait sur plusieurs pans de mur, des assemblages de bambous qui cachaient là aussi l'attaque du moisi et du salpêtre heureusement que la brigade de l'hygiène ne visite pas les locaux des vieilles écoles, il y en aurait des fermetures pour insalubrité !

Ailleurs, des bouts de moquette agrafés sur le mur, servaient à accrocher les dessins, sauf que même les petites épingles spéciales ne tenaient pas longtemps...

Panneaux de contre-plaqué, de liège trop mince, vieux tableaux noirs piqués, je pense avoir fait le tour des possibilités d'affichage observés.



Très souvent le bricolage dans les classes est fait par des parents bénévoles. Je me souviens d'une seule école où l'on avait embauché un homme à tout faire à qui il suffisait de demander de venir nous installer ceci ou cela, le bonheur ! En plus il était charmant et la gent masculine est trop rare dans nos écoles.

Sinon c'était la débrouille, une fois de plus. Soit on avait un mari bienveillant qui venait avec quelques outils aider son instit de femme à installer une nouveauté dans la classe, soit on jouait soi-même du marteau, soit on attendait la disponibilité d'un parent, toujours est-il que les cours de bricolage auraient été bien utiles durant la formation pédagogique.



La touche finale est l'installation de quelques jolis posters, nounours, enfants joufflus, animaux familiers, héros de dessins animéspour rendre encore un peu plus accueillant le local qui n'attend plus maintenant que ses petits locataires !







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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Mémoire : L'école est finie
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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 18:32

Vous êtes témoin d'un arrêt cardiaque ? Voici les gestes qui sauvent :

  • Appeler le 15 (samu) ou le 18 (pompiers) ou encore le 112, ces trois numéros vous dirigent automatiquement vers un standard qui enverra les secours le plus rapidement possible,
  • Masser au niveau du sternum,
  • Utiliser un défibrillateur.

Une personne s'écroule devant vous. Mettez-là sur le dos, la tête en arrière et posez-lui des questions simples pour vous assurer qu'elle est encore consciente, prenez-lui la main, demandez-lui de serrer votre main....

Plus vous êtes rapide, plus vous augmentez les chances de survie.

Au plus vite prévenez les secours puis commencez le massage cardiaque :

  • Agenouillé près de la victime, bras tendus, mains croisées sur le sternum, le talon de la main appuie, sans-à-coups, régulièrement et assez fort, environ 100 pulsations par minute.
  • Continuez jusqu'à qu'un défibrillateur puisse être installé,
  • Continuez ensuite, une fois l'appareil branché,
  • S'il n'y a pas de défibrillateur, continuez jusqu'à l'arrivée des secours,
  • Toutes les deux minutes, prenez le pouls de la victime afin de voir si le coeur repart.



Qu'est-ce-qu'un défibrillateur ?

Il s'agit d'un petit appareil portatif. Des électrodes auto-adhésives sont reliées à l'appareil et appliquées sur le thorax de la victime.

Comment fonctionne-t-il ?

Il envoie un choc électrique au coeur de la victime pour lui redonner un rythme régulier dans l'attente des secours.

Qui peut l'utiliser ?

Il est facile à utiliser. Tout un chacun peut s'en servir : il n'y a pas de risque d'erreur, il suffit de suivre les consignes vocales.

  • Décollez les deux auto-collants avec les électrodes,
  • Placez-les comme indiqué sur les dessins,
  • Appuyez sur le bouton vert,
  • Suivez les instructions orales,
  • Continuez le massage cardiaque jusqu'à l'arrivée des secours,
  • Si la victime respire à nouveau, mettez-la sur le côté pour éviter qu'elle s'étouffe,par ex : en vomissant.


Le défibrillateur n'envoie pas de décharge s'il n'y a pas d'arrêt cardiaque, donc vous n'avez aucune crainte à avoir.

Des formations à l'utilisation du défibrillateur sont proposées dans une vingtaine de communes : Camoël, La Baule, Crossac, Donges, Drefféac, Guenrouet, Guérande, Le Pouliguen, Mesquer, Missillac, Pénestin, Piriac-sur-mer, Pont-Château, Pornichet, St-Gildas-des-Bois, St-Joachim, St-Malo-de-Guersac, Ste-Reine-de-Bretagne.


Le matériel est le même partout dans ces communes, c'est important car grâce à cette uniformité, le CHU n'a besoin que d'un seul logiciel pour lire les informations envoyées ! Un gain de temps précieux !

De même, les emplacements des défibrillateurs ont été choisis avec soin par les communes partenaires afin de les placer à distance raisonnable, les uns par rapport aux autres.

65 défibrillateurs installés sur les 20 collectivités d'ici 2012.

La formation dispensée est la même pour tous, très simple, elle ne dure qu'une heure et est gratuite. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour obtenir le calendrier des formations.

Partenaires : ANAGUR44 - SDIS - Croix Blanche - Croix Rouge - FFC - Protection Civile - UDPS 44.

1vie3gestes

Article écrit pour saintnazaire.net

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Articles de presse
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