Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 19:09

jacinte vide-grenier 

On a l'habitude de célébrer les mariages, les amours, aujourd'hui, j'ai envie d'aller à contre- courant et j'ai décidé de célébrer mon célibat.

Voici le listing de tout ce que j'ai fait depuis que j'ai retrouvé ma liberté :

- quelques nouveaux  amis, quelques amants,

- beaucoup de fest-noz, de concerts, de rencontres,

- retour de flamme pour des hobbys passions : photos, aquarelles, balades interminables into the wild...

- découvertes de nouveaux univers proches de mes valeurs et de mes intérêts 

- une plus grande ouverture aux autres,

- planning laissant place à l'imprévu,

- horaires très souples,

- pas de projets à long terme, la vie au présent,

- plus d'attentes déçues, au propre et au figuré,

- regarder les beaux garçons qui passent ;-)

- danser avec l'un puis avec l'autre,

- le plaisir de plaire juste pour  un soir ourien que pour soi,

- s'habiller avec la jupe fendue ou le pantalon treillis sans états d'âme,

- traîner des heures dans les vides-greniers, aux concerts, dans les festivals, à la plage, dans les bois, sur les sentiers...

- aller seule au cinéma pour juste regarder le film,

- s'arrêter où j'en ai envie, parce que c'est joli,

- oublier le pain et grignoter une biscotte sur le coin de la table,

- bouquiner au lit jusqu'à pas d'heure,

Voilà, voilà, de mon esprit à ce jour positif, ce que j'avais envie d'écrire, histoire de faire le bilan de mes années sabatiques qui risquent fort de se prolonger ;-)

 

 

 

 

Repost 0
Published by chemin-de-prose.over-blog.com - dans Ecriture descriptive
commenter cet article
30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 23:33

Sentir d’abord la fraîcheur liquide sur les pieds

S’avancer un peu plus loin

En laissant les vagues mouiller le corps peu à peu

Se laisser glisser dedans avec un petit frisson

Fendre l’eau verte et se laisser porter par elle

En apesanteur, légère, l’eau fraîche qui enveloppe

S’approcher à brasses fluides d’une mouette posée sur l’eau

S’amuser de la vague un peu plus forte en la prenant de biais

En fond, comme irréel, le bruit des autres sur la plage

Nager en osmose avec l’océan

S’approcher du bord, chercher le fond à tâtons

Poser à nouveau les pieds sur le sable

Le soleil sèchera peu à peu le reste de l’eau sur le corps.

sur une plage déserte

 

Repost 0
25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 20:38

Il y a des rencontres furtives et improbables qui laissent néammoins un souvenir sympathique, en voici une :

Sur la route entre Vallet et Nantes un bouchon se forme et on se retrouve en plein cagnard à ne pas savoir combien de temps cela va durer. On voit passer deux camionnettes  de secours… il s’agit donc d’un accident.

Ce n’est pas l’heure qui me presse c’est l’appréhension de la chaleur. Le moteur arrêté, je me décide à sortir de la voiture. La conductrice de la voiture juste derrière moi en a fait autant, on engage la conversation. A droite un jeune conducteur écoute de la musique dans son véhicule, je lui demande s’il peut capter une info sur la radio. Il sort à son tour et nous voilà trois maintenant à discuter. Il aperçoit le gros bouquet de millepertuis, que je venais de cueillir, dans le coffre de ma voiture et la conversation s’engage sur cette plante et ses bienfaits... il sort de sa voiture un bocal d'huile où macèrent des fleurs de millepertuis et m'explique qu'il est préconisé de le cueillir le 21 juin et s'ensuit plein de conseils sur la façon de procéder, je n'en savais pas tant !

L’autre personne est contente d’apprendre tout cela :

« Au moins on aura pas perdu notre temps » sourit-elle

De fil en aiguille la discussion s’oriente sur les lois qui deviennent de plus en plus restrictives pour l’utilisation des plantes. J’apprends par exemple qu’une fermière s’est vue condamnée car elle avait soigné ses vaches avec des plantes au lieu d’employer des antibios ! Monsanto et les lobbies en prennent pour leur grade bien entendu...

Evidemment mon auto-collant anti-aéroport n’a pas échappé à l’œil du jeune homme et nous voilà partis sur une discussion de fond sur la vie sur la Zad de Notre Dame des Landes :

« Mon frère y vit depuis 4 ans maintenant… »

Au bout d’une bonne demie-heure, que l’on n’a pas vue passer, la circulation reprend de l’autre côté de la voie et c’est bientôt notre tour.

« Au-revoir  et bonne route ! »

Voilà comment on peut passer le temps agréablement, coincés sur  le bitume en plein soleil, les bienfaits du millepertuis ont déjà fait leur effet :)

millepertuis.jpg

 

Repost 0
6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 00:00

Carte géographique    

Photos

 

L'appareil en bandoulière, le nez en l'air, les yeux à l'affût : j'avance sur le sentier, j'arpente le trottoir, je me fonds dans la foule, je grimpe sur le talus, je m'allonge le nez dans l'herbe, je me penche au-dessus du pont, je courbe le dos, je plisse les yeux et le doigt frémissant....j'appuie sur le déclic une fois, ou deux ou trois....

 

La photo est prise, réussie, je souris et je repars en quête d'une nouvelle surprise, d'un bel arbre, d'un papillon, d'une goutte de rosée, de nuages roses, de graffitis sur les murs, du paysage immobile, de l'objet insolite, du très grand, du tout petit, de l'expression furtive, de la beauté cachée, de ce que seule en cet instant, je trouve sublime.

 

Ma quête est incessante, l'envie me tenaille, le besoin de belles images me fait chercher partout le charme d'un instant visuel, une beauté éphémère, qui parfois est invisible pour les autres, et  qu'il me faut  à jamais fixer en image pour ne pas laisser s'échapper l'instant magique.

 

Comme le poète cherche sa rime, le musicien la note légère, le peintre le trait sublime, l'écrivain la phrase bien tournée, le potier la forme désirée, je cherche sans cesse la photo unique, celle que je vais prendre,  sur ce chemin, dans ce pré, sur ces rochers, au-dessus des toits, au fil de l'eau, parce que la lumière est à ce moment-là juste belle.

couleurs

 


Repost 0
Published by chemin-de-prose.over-blog.com - dans Ecriture descriptive
commenter cet article
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 13:02

DSC_0016.JPG

C'est ce que je me disais hier après-midi en mirant mes trouvailles du dernier vide-grenier.

J'y étais allée surtout pour faire une petite sortie sympa, tout près de chez moi et j'en repartais le cabas quasi vide, une fois n'est pas coutume, quand mon œil averti fut attiré par un modeste pot en plastique.

 

- « Ma mère avait le même, elle y mettait selon sa fantaisie de la soupe ou du sucre ou je ne sais plus trop quoi,

 - Ça appartenait à la mienne, je me charge en ce moment de débarrasser sa maison, remplie de bric à brac de ce genre »

 

« Objets inanimés avez-vous donc une âme ? » Mon inculture m'empêche de me souvenir de l'auteur de cette maxime si vraie mais en parcourant les vide-greniers, bien souvent j'y fais référence et je suis loin d'être la seule ! Ce pot m'avait permis de retourner des années en arrière dans la cuisine familiale, sur laquelle il était posé au milieu des autres ustensiles.

 

Dans le fameux carton, en regardant mieux j'aperçois d'autres récipients, des « Tuperware », marque ô combien bénie des ménagères des années 60 et toujours recherchée pour son côté résistant et pratique. Quoiqu'il paraît que les nouveautés de la marque sont moins résistantes, tiens c'est curieux ?

 

De fil en aiguille, ou plutôt de blablas en souvenirs, j'ajoute au panier d'autres pots à fenêtre coulissante, des boîtes de formes et d'épaisseurs variées, un pot à vinaigrette, un range-bouteilles, c'est malin ça va m'inciter à la consommation, un aiguiseur, un masseur à boules de buis, faut y croire, un filtre à café, une sous-étagère, un pot à lait, ah le charme de ce récipient ! Le tout en plastique diversement coloré de jaune-orangé-rouge-beige et blanc cassé mais bel et bien fabriqué de plastique durable, qui ne gondole pas à la première chaleur, et sait tenir ses promesses de garantie à vie.

 

Je dois avouer que pour une écolo comme moi, il y a bien eu quelques noires pensées tournées vers l'avenir de ce matériau quasi-indestructible. Mais ma culpabilité s'est émoussée puisque je me suis fait plaisir en achetant pour trois francs six sous... du vintage, de l'occase et par là même du recyclable !

 

Gageons que ces merveilles vivront encore longtemps dans ma cuisine hasbeen et qu'elles feront la joie de ma descendance, hein les filles ?

Repost 0
Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Ecriture descriptive
commenter cet article
30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 14:32

 


DSC_0023-copie-1.JPG

J'enfourche le vélo à la découverte des chemins de traverse de ma commune.

Je m'aperçois que je suis loin de tout connaître. Depuis quelques temps j'ai entrepris de parcourir les rues et les chemins, à la recherche d'endroits paisibles, de rues tranquilles, sans circulation... c'est un vrai plaisir de constater qu'on peut traverser ainsi la ville et descendre jusqu'aux marais sans être tout le temps frôlé par les véhicules !

Aujourd'hui, j'avais moins de temps et la météo était plus morose, je me suis  contentée  d'explorer le haut du côteau guérandais.

Je me suis retrouvée devant l'entrée d'une résidence, lieu d'habitat de riches propriétaires guérandais. De belles et grandes maisons, toutes entourées de jardins conséquents. La rue descendait et je pensais que je pourrais trouver un accès pour continuer vers les marais-salants. Arrivée devant un cul-de-sac, je ne vois qu'un un chemin, néanmoins fermé par une barrière en bois agrémentée d'un panneau d'interdiction...

La barrière franchie, en passant le vélo dessous, je me suis retrouvée dans un bois, parmi un choix de sentiers tous plus attrayants les uns que les autres mais qui ne menaient ni aux marais, ni bien loin d'ailleurs...

J'ai eu donc le loisir de me promener, seule dans ce bois, sous les frondaisons d' arbres magnifiques, parmi la verdure luxuriante qui ne semblait pas affectée par la sécheresse de ce printemps ensoleillé.

Je me suis retrouvée devant des murailles, des ruines, un étang. J'ai continué à parcourir le bois, presqu'en catimini, tellement j'étais impressionnée par ce lieu préservé . De tous côtés la nature avait repris ses droits, apparemment ce bois n'était pas entretenu souvent et cela lui donnait un charme humide et verdoyant. Des odeurs de terre mêlées à celles des plantes parfumaient l'air ambiant. Un vrai régal des sens !

Ma seule crainte était de me retrouver nez à nez devant un doberman... je n'ai rencontré, heureusement, âme qui vive et ai pu profiter de cette promenade inédite et solitaire tout à loisir.

Quand j'ai voulu repartir, plutôt que de repasser sous la barrière, j'ai cherché une issue différente, mais au bout d'un chemin plus large que les autres... je me suis retrouvée face à une grille de fer forgée, bien fermée, pas moyen d' y passer la queue d'une souris !

Bon... ça m'apprendra à jouer les exploratrices de bois privés !

Je n'ai pas eu d'autre choix que celui de reprendre le sentier qui me ramenait à la barrière en bois.

En repartant, je n'étais plus à ça près, j'ai fait un autre petit détour par un chemin indiqué « Réservé aux résidents », qui, je l'ai vite compris, me ramenait au bois précédemment parcouru.

Durant toute cette exploration forestière, je m'étais préparée à une rencontre avec l'un ou l'autre des propriétaires et j'avais de côté une petite explication primaire à leur offrir au cas où « Je me suis perdue, je cherchais les marais » (pas faux).

Cette petite incursion en terrain privé m'a rappelé une semblable transgression que nous avions faite, en toute bonne foi, avec mes parents lorsque nous étions enfants.

Nous nous étions, sans nous en être aperçus, retrouvés sur une île que l'on pouvait rejoindre à pied à marée basse.

Sur cette île un propriétaire peu amène nous avait déboutés en nous interpellant :

« Que diriez-vous si je venais ainsi chez vous ? »

Ma mère, rebelle sans en avoir l'air, lui avait alors répondu, sans se démonter :

« Mais vous pouvez venir, Monsieur, nous vous invitons volontiers, nous habitons en ville, dans un HLM, au troisième étage... »

Est-ce depuis ce temps-là, que j'ai gardé une certaine amertume, un rancoeur tenace, contre les nantis, ceux qui protègent si bien leur tranquilité, leur propriété, leur terrain privé ? Toujours est-il que je déteste les barrières, les barbelés et autres grillages qu'il m'arrive comme cette fois de franchir... le plaisir de l'interdit mêlé à la frustration d'être partout, et de plus en plus, limité dans les promenades.

Je pense à l'automne et aux cueillettes de champignons, parfois j'ai bien du mal à trouver un bois  libre d'accès , « Réserve de chasse » « Privé » « Cueillette interdite » etc... c'est très frustrant, plus encore quand un bois librement parcouru les années précédentes se voit soudain enturbanné de barbelés et autres fils de fer !

Ce bois-là, apparemment peu fréquenté par les privilégiés de ce lieu protégé, ferait le bonheur des promeneurs. Alors, tout comme « Jeudi noir » qui occupe les logements vides pour en faire profiter ceux qui n'en ont pas, ne pourrions-nous pas aussi occuper les bois privés, en respectant l'environnement, qui ne servent pas ou si peu ?

J'ai appris récemment l'histoire de ce bois. Il fait partie d'un important lot vendu il y a quelques années à un promoteur qui en a fait "la résidence de Colveux", située en haut du côteau, dans un environnement exceptionnel. Les propriétaires habitent de belles propriétés et le bois, apprécié par les Guérandais autrefois pour la promenade du dimanche, la cueillette des champignons... est maintenant réservé aux seuls résidents. 

Repost 0
Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Ecriture descriptive
commenter cet article
25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 23:05

Il fait un temps superbe,

une toute petite brise et un ciel d'azur

Vous enfilez votre vieux short, celui qui sert au jardinage

et aux balades sauvages.

Vous prenez votre panier de cueillette

celui qui vous accompagne avec bonheur

dans la glane naturelle

et vous partez à la recherche

d'un endroit de rêve

 au cœur des marais-salants.

Là-bas vous ouvrez vos oreilles au silence,

aux cris des échasses, des sternes, des avocettes

et autres oiseaux de passage,

ceux que vous ne voyez qu'à la belle saison.

Vous choisissez un coin à salicornes

cachées parmi la verdure salée.

Vous commencez la cueillette

de cette "herbe" bienfaisante

qui ne pousse que dans des endroits magiques

comme celui-ci

entre la mer et le marais.

Délicatement vous pincez entre les doigts,

là où c'est tendre, la jeune tige verte,

petit à petit le fond du panier se garnit de la merveille.

De temps en temps vous levez les yeux

devant le paysage qui s'offre à vous

ou vers l'oiseau qui passe.

Vous humez l'air salé, vous posez la main

sur l'argile un peu humide

et vous vous dites que là est le bonheur,

en cet instant privilégié de fin de journée.

Vous rentrez chez vous, passez à l'eau les salicornes,

juste un filet d'huile d'olive au fond du wok

 et quelques échalotes

et vous laissez la chaleur faire son œuvre doucement.

Il ne reste plus qu'à choisir entre riz et pommes de terres

ce qui va accompagner

ce mets simple et délicieux

qu'entre ciel et mer la nature sauvage vous a offert.

L'assiette est posée sur la table de bois dehors

un petit verre de rosé l'accompagne

Après la vue, l'ouïe, l'odorat, le toucher...

Le goût a son tour vous fait un cadeau de roi.

La vie tout simplement 0018-copie-2

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by chemin-de-prose.over-blog.com - dans Ecriture descriptive
commenter cet article
22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 00:05


fleur-pissenlit.JPGOù l'on se sent léger pour des petits riens du tout.

 

L'été est en avance et le vélo ne demande qu'à sortir se balader sur les chemins.

 

Une petite victoire : j'ai réussi à remonter la selle, sans aller chercher l'aide du voisin :

on apprend à tout âge... pour peu que l'on veuille bien.

 

Je croise sur ma route quelques autres quidams, cyclistes, joggers ou simples promeneurs. Le soleil en a attiré plus d'un dehors.

 

A l'entrée d'un village deux hommes devisent tranquillement, assis près des cabanes qui jouxtent des potagers.

Je m'arrête pour leur demander si ce sont des jardins partagés et nous voilà partis dans des échanges dont les jardiniers ont le secret :

 

« Le temps est sec, il n'y a presque plus d'eau dans les tonneaux,

  • Maintenant on ne sait plus ce qu'on mange alors on est bien content

    de pouvoir déguster ses légumes.

  • les pigeons, les lapins, le geai viennent aussi se servir au potager !

  • cette année j'ai fait moi-même mes graines de tomates,

    mais je trouve que les plants ne poussent pas vite.

  • savez-vous quand je peux semer les haricots ?

  • Demain, vendredi, à 15 h 15, c'est le dicton qui l'a dit ! »

 

J' enfourche mon vélo en leur souhaitant « bonne soirée », un sourire aux lèvres, riche de ces quelques mots échangés.

 

Plus loin, je décide de m' aventurer dans un chemin sans panneau, histoire de voir où il mène et de m'imprégner des odeurs de printemps partout présentes dans les bosquets.

C'est la vraie campagne, un chemin de terre, entouré de verdure, des prés, des champs et le silence à peine troublé par le chant des oiseaux, je savoure l'instant.

 

Sur le chemin du retour j'ai la mauvaise idée de vouloir regonfler le pneu arrière, qui n'en avait pas réellement besoin de surcroît... mais la pompe ne veut rien savoir et je m'aperçois trop tard qu'elle n'est pas adaptée !

 

J'attends un peu dans l'espoir de croiser un cycliste plus avisé mais les deux que j'appelle à l'aide ne sont pas mieux achalandés...

 

Résignée je repars à pied, essayant de ménager le pneu raplapla.

 

Heureusement, je finis par trouver, en la personne d'un petit papy serviable, habitant de l'une des maisons du village traversé, le « sauveur de pneu » recherché. Une maison de campagne, entourée d'un jardin soigné, potager et fleurs faisant bon ménage, un atelier bien outillé, quelques mots échangés avec sa femme le temps qu'il me dépanne... la solidarité n'est pas un vain mot et je ne regrette pas ma mésaventure qui m'a fait partager ce moment avec eux. « Au-revoir et grand merci », lorsque je passerai désormais devant leur charmante maison, je penserai à leur gentillesse qui a donné le ton à la fin de cette belle journée.

Repost 0
Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Ecriture descriptive
commenter cet article
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 00:00

jacinte vide-grenier 

Le vide-grenier

 

Ca se bouscule un peu sur le terrain, tôt le matin

on décharge la voiture bien remplie la veille

d'un tas de bricoles en tout genre :

les vêtements qu'on ne met plus

la vaisselle qui s'entasse

les bouquins qu'on ne lira plus

les bijoux cling-cling et les bibelots ramasse-poussière

et le bric-à-brac hétéroclite qui encombre les placards...

 

Maintenant il faut organiser le « magasin »

« Tiens je mettrais bien les fringues juste là devant »

les livres peuvent rester dans le panier

les jouets du petit dernier sur la table à côté

on dispose nos objets vaille que vaille

très vite l'emplacement est occupé

« Pourvu qu'on vende le grand vase de mémé !

Qu'on n'ait pas besoin de le rapporter. »

 

On s'installe sur le fauteuil de camping

la bouteille d'eau à portée de la main

« Qui va chercher un petit café ?

on l'a bien mérité ! »

Les premiers fouineurs sont déjà là :

on les reconnaît à leur chapeau et leur air pressé

ce sont les brocanteurs à la recherche

de la vieillerie qu'ils revendront plus tard un peu plus cher...

 

Et puis c'est le défilé de la matinée :

des familles, des couples, des solitaires

regards à l'affut de la bonne affaire

« Regarde maman ce petit sac, trop mimi ! 

  • Bonjour madame combien votre pull violet ?

  • Chic ! Depuis le temps que je cherchais ce livre !

  • Regarde... il y a la même cafetière que celle de mamie ! »

Petit à petit l'emplacement se dégarnit

tandis que le porte-monnaie s'alourdit.

 

La pause-déjeuner c'est sacré !

On ouvre la glacière et on papote autour d'un verre de rosé

"On a de la chance avec le temps

le soleil est avec nous, on va prendre des couleurs !"

L'après-midi se déroule tranquillement

on attend le client qui n'est pas pressé :

le dimanche on aime bien traîner

le rush du matin est bel et bien terminé

on a envie de se laisser aller...

 

 

 

Fin de journée : les glaneurs se font rares.

Il ne reste plus qu'à ranger les bricoles

celles qui n'ont pas trouvé acquéreur cette fois

mais qu'on compte bien à nouveau proposer...

lors d'un prochain vide-grenier !

 

Jacinte...Grenier

Le 12/09/2010

 

Repost 0
Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Ecriture descriptive
commenter cet article
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 15:41

 DSC_0107.JPG

 

J'avais une maison à la couleur bien sobre, bien classique,

comme toutes les maisons du quartier : beige clair,

d'ailleurs dans toute la commune, dans chaque lotissement,

nos maisons sont assorties

on appelle ça le « bon goût »

il ne faut surtout pas faire n'importe quoi !

 

J'ai fait repeindre ma maison passe-partout

et, histoire de colorer un peu la mauvaise saison,

j'avais choisi sur le nuancier, un peu vite c'est vrai,

un joli jaune qui me semblait assez atténué

pour ne pas faire « tache » dans le quartier aseptisé

mais une fois la peinture commencée, aÏe !

je découvre, surprise, que le jaune présenté sur le papier,

une fois étalé, ensoleillait le mur

d'une belle couleur bouton d'or !

C'était joli à l'œil, gai et j'avais déjà vu des maisons

peintes de la même façon... dans une autre ville que la mienne.

 

 

Je devais m'absenter quelques heures

mais, imaginant aisément la réaction des voisins,

je me faisais la réflexion qu'il fallait tout de même

atténuer ce jaune d'or sous peine de sanction...

J'habite une copropriété

où on n'a pas le droit de se démarquer,

tout est règlementé pour l'uniformité !

Ca n'a pas loupé...

A peine rentrée, le peintre me dit qu'il avait vu défiler

les gens du quartier...

Je devais à tout prix arrêter la peinture

et couvrir mes murs d'une couleur plus adaptée à la civilisation !

 

Mes proches voisins, « gardiens » du bon ordre,

toujours à l'affût de la moindre incartade, 

plutôt que de venir toquer à ma porte

avaient aussitôt donné l'alarme,

et le lendemain je recevais un pli recommandé

me rappelant qu'il était interdit de faire de la fantaisie

et qu'il fallait de toute urgence

recouvrir ce honteux coloris (que d'aucuns pourtant trouvaient joli)

de la couleur initiale, du beige autorisé

qui se fondait prudemment dans les coloris banalisés.

 

Adieu donc soleil de mes murs

je rentre dans l'ordre imposé, sans même batailler,

tellement on m'a appris tout au long de ma vie

à ne pas sortir du rang,

à ne pas faire du rentre-dedans,

pour ne pas avoir d'ennuis, de reproches et de cris.

J'ai donc fait profil bas devant les conservateurs

mais ça m'a aussi permis de rire avec d'autres,

plus ouverts à la nouveauté,

pas vraiment étonnés de mon esprit fantaisiste

et certains m'ont même avoué

qu'ils trouvaient cela plutôt joli !

 

J'ai donc pris en photo mon éphémère maison jaune,

qui restera ensolleillée jusqu'à lundi

et qui gardera en souvenir

quelques touches par-ci par-là

sur les entourages des fenêtres

il me faut bien quand même résister quelque peu

à la dictature de l'uniformité...

Repost 0
Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Ecriture descriptive
commenter cet article

Portrait

  • : Chemin-de-prose.over-blog.com
  • Chemin-de-prose.over-blog.com
  • : L'écriture dans tous ses états
  • Contact

Profil

  • Jacinte
  • Natur'elle
  • Natur'elle

Recherche

Archives