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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 13:11

Tiens il y a encore un déménagement en face de chez moi : environ une fois par an de nouveaux locataires débarquent dans cette maison de plain-pied occupée auparavant pendant plusieurs années par un couple âgé - lire dans la même série : Le petit monsieur triste -

Bizarre d’habiter ainsi les uns à côté des autres sans se connaître… en tout cas c’est ce qui s’est passé cette fois avec les locataires 2013/2014 et ce n’est pas faute d’avoir (un peu) essayé, du moins au début, avec gens-là.

A part les allers retours des deux voitures je ne connaissais pas ces voisins annuels car je n’ai jamais réussi à créer un minimum de contact avec eux. Je voyais que la maison était habitée par deux personnes : un homme et une femme avec un bébé et un chien qui se mettait à aboyer sans s’arrêter dès que sa maîtresse s’absentait…

J’ai essayé d’abord le hochement de tête de loin lorsqu’il arrivait qu’on sorte de la maison au même moment, j’ai essayé aussi quelques mots du style « bonjour », toujours d’un peu loin c’est vrai (de l’autre côté de la rue ;) jusqu’au jour où j’ai vraiment insisté sur le hochement de tête suivi de plusieurs « bonjour», sans hurler mais en haussant le ton… au cas où j’aurais eu affaire à un mal-entendant ;)

Non décidément ces personnes-là n’avaient aucune envie de lier connaissance avec leur entourage, ni avec moi ni avec les autres voisins avec lesquels heureusement j’arrive à échanger quelques mots, voire quelques phrases, voire un café, des plants, un petit service, la vie normale du voisinage quoi !

La locataire au bébé et au chien est partie en août et alors le miracle s’est produit : cette fois-là c’est elle qui, la première, m’a saluée d’un sourire éclatant en me disant bonjour… je ne l’ai plus revue ensuite, apparemment elle avait dû déménager ce jour-là et devait être contente de partir.

L’homme est resté encore 2 mois après son départ (ils vivaient en colocation dixit le propriétaire de ladite maison). Je n’essayais plus de le saluer depuis quelques temps déjà puisqu’apparemment il préférait rester dans sa grotte. Je n’ai finalement connu de ce voisin d’en face que ses allers retours en voiture, avec une anecdote cependant : cet été après le départ de la dame, pendant une quinzaine de jours il n’y eut plus de voitures devant la maison, les volets étaient fermés… or un soir, alors que je sortais, j’ai vu une livreuse de pizzas sonner à la porte, je m’apprêtais à lui dire que ce n’était pas la peine de sonner car il n’y avait personne lorsque cet homme lui a ouvert la porte… l’ours était donc encore dans sa grotte. Je me suis même inquiétée pour lui !

Ben oui après on entend des histoires macabres aux infos du genre « un vieux monsieur a été retrouvé mort dans son appartement après 3 semaines et les voisins ne s'en sont pas aperçus », je ne vous dis pas culpabilité des voisins ! Mais il n’y a pas que dans les grandes villes où l’on vit les uns à côtés des autres sans se connaître, la faute au travail stressant, à la vie speedée, à la méfiance latente envers l’inconnu, les gens se calfeutrent dans leur cocon et ne vont pas facilement les uns vers les autres.

Pas de jugement de ma par juste un peu d’interrogation et de tristesse face à ces comportements fermés, espérons que les nouveaux voisins qui emménagent aujourd’hui seront aussi ouverts que ceux que l’on avait croisés avant eux - une jeune couple charmant qui, alors même qu’ils avaient peu de temps en rentrant de leur travail, savaient sourire et dire quelques mots.

Un p'tit mot, un sourire suffisent bien souvent à ensoleiller une journée, que ce soit entre voisins, collègues mais aussi au passage en caisse, dans la file d'attente, au guichet... pensons-y ça ne coûte rien et ça nous fait du bien à nous aussi :)

 

Les nouveaux voisins
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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 15:45

Alors que j’avais posté sur facebook une photo de la maison que j’habite depuis 11 ans à propos de je ne sais plus quel statut… un ami avait noté en commentaire « On dirait un lotissement à l’américaine ».

Je n’y avais pas fait attention lorsque j'avais décidé d’acheter la maison dans ce lotissement, j’étais juste contente de pouvoir y poser mes valises, selon l’expression consacrée, et de m’y réfugier avec mes 3 enfants en âge « collège » après une année sabbatique en location passée dans le même genre de lotissement.

Ce que j’avais aimé c’était… le jardin clos de haies de thuyas car on s’y sentait à l’abri des regards ; la maison impeccable fraîchement repeinte en blanc,  cette neutralité un peu clinique permettant de se projeter en y installant cadres et petits meubles façon Ikéa ; l’environnement calme (les tondeuses n’avaient pas commencé leur ballet printanier lors de la signature en janvier…) ; le côté sécurisant, bien entourés de maisons semblables ; le côté pratique, non loin à pied du centre-ville.

Alors qu’il y a quelques années jamais je n’aurais imaginé me retrouver vivre en lotissement moi qui aime tant la verdure et me retrouver perdue dans la nature, moi qui aime mes semblables mais à distance respectueuse.

Et pourtant…

11 ans maintenant, 11 ans déjà a-t-on coutume de dire…

La maison s’est vidée, ainsi va la vie, de mes 3 collégiens, devenus adultes vivant leur propre vie, j’y reste encore un peu et ai trouvé un moyen de l’occuper ponctuellement par des « invités » dans la chambre d’hôte.

Mais là n’est pas mon propos, c’était juste histoire d’esquisser le tableau de « ma vie passionnante dans le lotissement » car d’occupante active je suis passée, sans vraiment m’en rendre compte en « observante » de la vie des autres ou de ce que j’en devine à petites touches. Je ne regarde pas derrière les rideaux, pas encore (!) mais sans le chercher il est facile de deviner des petits bouts de vie à travers des éclats de voix, des allers-retours voiture-maison-voiture, des volets ouverts-fermés, des conversations à brûle-pourpoint lors de la promenade du chien… Les habitudes des uns et des autres donnent le ton de leur vie et nous en apprennent en retour sur la nôtre, avec nos différences et nos ressemblances.

Le lotissement a remplacé le village d’autrefois, ses rumeurs, ses cancans et ses quelques moments de convivialité. Reflet de la vie actuelle, on est parfois obligé de se soumettre à ses règles, en attendant de savoir si cette vie-là nous convient vraiment ?

J'avais déjà brossé quelques portraits, relaté certains menus évènements de mon quotidien ou de celui de mes voisins, avec l'envie maintenant de les regrouper sous ce titre "Ma vie passionnante dans le lotissement".

A suivre….

Textes précédents

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 12:49

Ce midi un démarcheur sonne à la porte - zut j'avais oublié de réécrire sur l'ardoise "pas de démarchage ni commercial ni religieux  svp" -  se présentant comme accrédité par GDF Suez (il me montre son encartage) :

 « Etes-vous mensualisée ? Oui, alors vous avez dû recevoir cette lettre - qui propose gentiment de bloquer toutes les augmentations durant 2 ans - ? »

Devant ma visible méfiance et ma réponse directe

« Oui bien sûr en payant !, il insiste (c’est son job qui veut ça ;) :

- Mais non, si vous me laissez entrer je vais vous expliquer en détails. »

Là je sors le grand jeu :

« Non merci, je ne suis pas dupe, je suis journaliste et j’ai accès à  tout un tas de renseignements sur le net, vous savez nous sommes de plus en plus nombreux à être au courant de beaucoup de choses…

Ah oui j’ai vu que vous étiez contre l’aéroport, me dit-il en lorgnant vers mon auto-collant derrière la voiture, vous savez je comprends…mais avez-vous lu l’article dans le journal de La Baule et il y en a un autre dans le Parisien, essaie-t-il d’argumenter pour me prouver que la démarche de GDF Suez était bien honnête…

Bon, on n’a visiblement pas les mêmes références pour la lecture et la recherche d’infos ;)

Je n’ai pas eu envie de continuer plus avant la conversation – restant aimable et souriante au demeurant car je plains toujours les personnes qui font ce genre de (sale) boulot, mon côté « social » - ni de lui faire perdre son temps et le mien (en espérant quand même qu’il ne roule pas trop de gens dans la journée !). Cependant, à demi-mots, il m’a semblé deviner qu’il n’était pas dupe non plus sur la puissance des lobbys quand je lui ai dit que GDF s’en mettait plein les poches et ne cherchait sûrement pas à diminuer la (les) factures de ses clients ni de cette façon ni d'une autre.

Continuons à faire baisser la facture en consommant de moins en moins, de mieux en mieux… mieux pour la planète, mieux pour le porte-monnaie.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 23:16

DSC_0026.JPGUn dimanche « Vide-quartier »

 

Voilà c'est fait : le premier vide-quartier de la région, et sans doute de France !

Dimanche 8 mai, les habitants du quartier de Bonne Source, à Guérande, ont ouvert les portes de leurs garages aux amateurs de chine.

 

Les étals étaient variés, chacun présentait à sa manière le trop-plein de la maison. Certains avaient aménagé spécialement leur garage pour l'occasion, bibelots, livres et autres objets du quotidien joliment disposés sur des petits meubles.

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D'autres avaient sorti tables et tréteaux à la manière d'un vide-grenier.

Quelques-uns avaient même prévu le parasol... qui a fait office de parapluie contre les quelques gouttes tombées dans la journée.

Les voitures avaient été garées plus loin, cédant la place au bric à brac de chacun.

Des passants, des voisins, des chineurs, à la recherche de la bonne affaire mais aussi curieux de voir de près cette manifestation inédite.

Ce qui a été marquant lors de cette journée, c'est la bonne humeur des participants.L'entente entre voisins était cordiale, contents de pouvoir échanger paroles, rires, plaisanteries à cette occasion. Dans la vie ordinaire du lotissement, chacun a sa vie, son travail, on se croise sans parfois se reconnaître, souvent en voiture.

Ce vide-quartier a donc permis aux uns et aux autres de mieux se connaître.

Spontanément, une famille a ouvert son garage pour offrir à tous l'apéro ! D 'autres ont apporté quelques grignotages, ce moment partagé a été le point fort du vide-quartier.

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Le lotissement n'avait jamais été aussi animé.

Les enfants eux aussi s'en sont donnés à cœur joie, vélos, trottinettes, promenade des toutous, petits achats.

C'était un peu la fête au village !

 

L'idée de ce vide-quartier a été lancée par l'une des habitantes, Frédérique Morin, elle a donné le top-départ pour une nouveauté qui pourrait bien faire des émules.

Plusieurs passants ont d'ailleurs évoqué cette idée pour leur propre quartier.

 

Dans notre monde fermé sur lui-même, dans une course incessante pour les biens matériels, on s'aperçoit de plus en plus que cela ne mène nulle part, que les gens sont malheureux. Pourquoi ne pas inventer d'autres façons d'échanger, que ce soit du matériel ou...du vivre ensemble ?

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Ma vie passionnante dans le lotissement
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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 13:25

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Le petit monsieur d'en face

 

Juste en face de ma maison

habite un petit monsieur triste

d'un âge certain, d'un certain âge

il marche à petits pas

ouvre à grand peine la lourde porte de son garage

pour sortir sa voiture assortie à son imperméable gris

il referme le portail de fer

grimpe avec quelque peine dans le véhicule

et démarre...

Un signe de la main au loin,

une poignée de main parfois

quelques mots échangés poliment

autour de la boîte aux lettres

« Bonjour, comment ça va ?

  • Oh... on fait aller...

  • On ne peut pas être et avoir été 

  • Il fait froid aujourd'hui !

  • Quel temps maussade !

.............................

 

Parler de la pluie ou du beau temps c'est ce qu'on appelle la socialisation, il faut bien échanger un peu et quand on ne sait pas quoi se dire d'autre, au moins ça ne risque rien.

Il y a quelques temps, j'avais essayé, vainement, alors qu'il me disait tristement n'avoir rien à faire d'intéressant, de lui suggérer d'aller rejoindre un club (vous savez les papis-mamis) qui se retrouvent autour d'une belote ou d'un tarot ou encore d'une galette des rois, ceux qui font des excursions en car, qui visitent des musées, des expositions, des églises, bon.... même si à nous, ça ne nous paraît pas vraiment passionnant, à chaque âge ses plaisirs, c'est au moins passer du temps ensemble.

 

Mais, le petit monsieur triste, alors même qu'il prend de multiples précautions pour préserver sa santé (en ne faisant aucun effort pour marcher par exemple, pour jardiner, que sais-je), ne désire qu'une chose au fond : partir, laisser sa voiture au garage, partir pour de bon et laisser son esprit s'envoler là où il ne reviendra plus.

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Published by Jacinta Delapuertadelsol - dans Ma vie passionnante dans le lotissement
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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 20:03

 

Elle prépare son retour

arrange la maison

de la plus chaleureuse façon

essayant de prévoir

le moindre besoin

qu'il ne manque rien

pour son bien-être et son confort

que les petites attentions 

lui fassent un peu oublier

la souffrance, la maladie

qui l'ont éloigné un temps

de leur habitation.

 

Il est là pour elle

il est un peu perdu

dans leur appartement 

qui lui semble bien vide

pleurant à l'intérieur de lui

en regardant

le fauteuil qu'elle préférait

le linge qui attend près de la machine

le lit trop grand pour lui

il fait comme si elle allait

dès demain revenir

il arrange les fleurs

dans le vase

espérant qu'elle les voit 

avant qu'elles ne fanent.

 

Elle est là pour elle

depuis quelques années déjà

elle espère toujours

la voir sortir du tunnel

qu'elle a érigé autour d'elle

elle décore sa chambre 

de rouge et de jaune

les couleurs de la vie

pour lui redonner le sourire

elle va la voir souvent

essaie de lui cacher sa douleur

de ne pouvoir lui donner les clés

de la maison de ses peurs

pour qu'elle les chasse loin d'elle.

 

 

Les gens qui nous entourent

sont bien souvent perdus devant la souffrance des leurs 

que celle-ci soit physique ou morale

ils sont bien là pourtant 

et leur présence est précieuse

pour celui ou celle qui voit chavirer sa vie et son insouciance.

 

J'écris cela en pensant à une de mes voisines qui chaque jour en ce moment va voir son mari hospitalisé pour un cancer ; à mon père pour sa grande peur de l'an passé voyant ma mère très malade ; pour ma fille, qui est sortie enfin d'une grave dépression ; et pour toi, pour lui, pour nous, pour tous ceux qui, sont là quand un de leurs proches a besoin d'eux.passerelle

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